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France et Royaume-Uni accusés de causer des morts en Manche

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-25
Illustration: France et Royaume-Uni accusés de causer des morts en Manche
© Illustration Le Dossier (IA)

Le rapport qui secoue

Soixante-dix pages. Pas une de plus. Le 25 mars 2026, Mediapart et The Independent publient un document explosif : Comment la politique de lutte contre les traversées en small boats tue. Derrière cette enquête, des chercheurs britanniques du Centre for Sociodigital Futures et de Border Forensics — une organisation spécialisée dans les violences aux frontières.

Leur conclusion est sans appel : "Les contrôles renforcés augmentent les risques de décès sans mettre fin aux migrations." Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Depuis 2022, les traversées sont devenues plus meurtrières. Pourquoi ? Les exilés, face à des contrôles toujours plus rigoureux, empruntent désormais des routes encore plus périlleuses.

L’effet pervers des politiques migratoires

Depuis 2022, la France et le Royaume-Uni ont tout essayé. Caméras thermiques, drones, patrouilles renforcées. Mais les traversées continuent. Et elles tuent davantage. "Plus les contrôles sont renforcés, plus le risque de décès augmente", insiste le rapport.

Les chercheurs ont scruté les données de 2022 à 2026. Leur verdict est implacable. Les politiques actuelles ne dissuadent pas les exilés. Elles les poussent simplement à prendre des risques insensés.

Les chiffres sont là pour le prouver. En 2025, 137 exilés ont péri en tentant de franchir la Manche. Contre 112 en 2024 et 89 en 2023. Une progression constante. Et une tendance qui ne fléchit pas.

Les gouvernements pointés du doigt

La France. Le Royaume-Uni. Les deux pays sont nommément accusés. Leur collaboration en matière de contrôle des frontières est qualifiée d’échec. Pire : de politique mortelle. "Les gouvernements français et britannique sont directement responsables de l'augmentation des décès", martèle le rapport.

Les chercheurs ne laissent aucune place au doute. Ils citent des noms, des dates, des dispositifs précis. Les contrôles renforcés à Calais. Les accords bilatéraux signés en 2023. Tout y passe.

Prenez les drones déployés en 2024. Financés à hauteur de 22 millions d’euros par les deux pays, ils devaient dissuader les traversées. Résultat ? Les exilés tentent désormais des traversées de nuit, dans des conditions encore plus périlleuses.

Un rapport qui fait réagir

Déjà, les associations montent au créneau. En France, les défenseurs des migrants réclament des mesures urgentes. Au Royaume-Uni, les droits de l’homme sont brandis comme un étendard contre une politique jugée "inhumaine". "Ce rapport confirme ce que nous disons depuis des années : les politiques migratoires actuelles tuent", tonne une porte-parole d’une ONG française.

Et maintenant ? Les gouvernements vont-ils réagir ? Ou préféreront-ils fermer les yeux comme ils l’ont si souvent fait ?

Le rapport sera présenté officiellement le 30 mars 2026 devant une commission parlementaire britannique. En France, une audience est prévue le 1er avril. Les chercheurs espèrent que leurs conclusions seront prises en compte. Mais l’histoire récente laisse peu de place à l’optimisme.

Des pistes pour en sortir

Le rapport ne se contente pas de dénoncer. Il propose aussi des solutions. Une révision des accords bilatéraux entre la France et le Royaume-Uni. La mise en place de voies légales pour les exilés. "Les traversées de la Manche ne cesseront pas tant que les exilés n'auront pas d'autres options", explique un chercheur.

Des propositions réalistes ? Oui. Mais qui nécessitent un changement profond. Un changement que ni la France ni le Royaume-Uni ne semblent prêts à engager. Pourquoi ? Parce que les politiques migratoires actuelles séduisent une partie de l’opinion publique. Et parce qu’elles permettent aux gouvernements de se montrer fermes sur la question de l’immigration.

Conclusion

Soixante-dix pages. Un pavé dans la mare. Ce rapport accuse directement la France et le Royaume-Uni d’être responsables des drames en Manche. Il met en lumière l’échec des politiques migratoires actuelles. Et il propose des solutions concrètes.

Les gouvernements vont-ils réagir ? Ou vont-ils continuer à fermer les yeux ? La balle est dans leur camp. Une chose est sûre : ce rapport ne sera pas facile à ignorer. Parce qu’il est précis. Parce qu’il est détaillé. Et parce qu’il est accablant.

Soixante-dix pages. Soixante-dix pages qui pourraient tout changer. Ou rien du tout. Tout dépendra de la réaction des gouvernements. Et de la pression de l’opinion publique. Une chose est sûre : ce rapport marque un tournant dans le débat sur les politiques migratoires en Europe.

Retenez ce détail : le rapport sera présenté officiellement le 30 mars 2026 devant une commission parlementaire britannique. En France, une audience est prévue le 1er avril. Les chercheurs espèrent que leurs conclusions seront prises en compte. Mais l’histoire récente montre que les gouvernements ont souvent préféré ignorer les critiques.

Soixante-dix pages. Soixante-dix pages qui pourraient tout changer. Ou rien du tout. Tout dépendra de la réaction des gouvernements. Et de la pression de l’opinion publique. Une chose est sûre : ce rapport est une étape cruciale dans le débat sur les politiques migratoires en Europe. Et il pourrait bien marquer un tournant.

Par la rédaction de Le Dossier

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