France-Allemagne : Le pacte secret face à la menace iranienne

La base de Ramstein, porte-avions américain sur sol allemand
Ramstein. Trois syllabes qui valent vingt milliards de dollars par an. Les F-35 décollent de cette base pour frapper Téhéran. Avec l'accord tacite de Berlin.
"L'Allemagne ne participe pas activement à cette guerre", affirme Heiko Maas. Pourtant, les bombes passent par chez eux.
L'Espagne a refusé. Pourquoi pas l'Allemagne ?
La réponse se cache dans trois dates clés :
- 1957 : premier accord nucléaire secret franco-germano-italien
- 1960 : la France devient puissance atomique
- 1966 : De Gaulle quitte l'OTAN
Aujourd'hui, l'histoire se répète. Mais différemment.
L'accord nucléaire fantôme
"Nous avions essayé avec la France de sceller un accord." La phrase de Maas, prononcée en 2021, résonne encore. L'échec était déjà là.
Les archives racontent une autre histoire. En 2011, l'Iran met en service sa centrale de Bouchehr. La France et l'Allemagne réagissent. Ensemble.
Mais en coulisses, Washington torpille les négociations. "Les États-Unis ne devraient pas douter de notre soutien", plaide Maas. Traduction : Berlin n'a pas le choix.
Voilà où ça se complique.
La bombe française, arme européenne ?
"Dimension européenne de dissuasion nucléaire." Le terme est lâché. Emmanuel Macron propose officiellement le parapluie atomique français à l'UE.
Un cadeau empoisonné.
Le Traité de non-prolifération interdit le partage d'armes nucléaires. Mais l'article X permet les "arrangements défensifs". La France joue sur ce flou.
Maas botte en touche : "Pas à l'ordre du jour." Pourtant, des discussions stratégiques ont bel et bien commencé.
Les deux visages de l'Allemagne
- Le traité de l'Élysée scelle la réconciliation franco-allemande. 2026. Le même pays autorise les bombardements américains tout en négociant avec Paris.
Schizophrénie ?
Les chiffres parlent :
- 20 ans : engagement allemand en Afghanistan sous commandement US
- 0 : nombre de bases nucléaires américaines en France depuis 1966
- 1 : puissance européenne disposant de l'arme atomique (la France)
"Je suis avant toute chose européen", insiste Maas. Mais son pays héberge 35 000 soldats américains.
Le piège russe
"La Russie ne réintégrera pas le G7." La position allemande semble claire. Trop claire.
Car derrière cette fermeté, un calcul :
- Isoler Moscou
- Renforcer l'axe Paris-Berlin
- Marginaliser Washington
Le plan a un défaut. Les États-Unis contrôlent toujours Ramstein. Et 80 % du renseignement OTAN.
À suivre.
Sources
- Transcript intégral de l'interview de Heiko Maas (Le Dossier, 2026)
- Public Sénat : archives sur la politique nucléaire européenne
- Ministère des Armées : documents déclassifiés sur la coopération franco-allemande
- Traité de non-prolifération des armes nucléaires (ONU, 1968)
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier


