Folie meurtrière à Leipzig : un ancien patient psychiatrique tue deux personnes

16h45. Deux vies s'éteignent en dix secondes. Lundi 4 mai 2026, un homme de 33 ans, fraîchement sorti d'hospitalisation psychiatrique, transforme une rue commerçante de Leipzig en cauchemar. Les médecins l'avaient pourtant jugé inoffensif.
Scène de crime : une rue piétonne en hécatombe
Cinq cents mètres de bitume paisible. Terrasses de café. Vitrines. Rien ne prédisposait cette artère à devenir le décor d'un drame. Jusqu'à ce véhicule fonce droit sur la foule.
Les témoins parlent d'un éclair. Pas de cris d'alerte. Juste l'impact. Deux morts sur le coup — dont une mère poussant une poussette vide (oui, vous avez bien lu). Trois blessés graves évacués en urgence.
Le conducteur ? Un ancien patient de la clinique psychiatrique de Leipzig-Dösen, libéré fin avril. "Aucun signe avant-coureur", assure le ministère saxon de la Santé. Pourtant, ce lundi après-midi, ses déclarations prennent des allures de déni.
L'impensable erreur médicale
Voilà. Le dossier médical fait 23 pages. Les médecins y ont noté noir sur blanc : "Aptitude à la réinsertion". Fin avril, ils ouvrent grandes les portes de la clinique à ce patient venu volontairement.
Un mois plus tard, il écrase délibérément des piétons.
"Le secret médical nous lie", se retranche le ministère. Mais comment croire à cette soudaine bascule ? Les troubles psychiatriques — dont la nature reste mystérieuse — auraient-ils été sous-évalués ? Les médias allemands évoquent des antécédents violents. Sans plus de précisions.
L'enquête avance... et bute
Pas de manifeste politique retrouvé. Pas de revendication religieuse. Les procureurs allemands qualifient l'acte d'"Amokfahrt" — cette course folle meurtrière typique des tueurs allemands.
Pourtant.
Le suspect avait conduit 2,3 km avant la rue piétonne. Il a évité les axes sécurisés. Choix ou hasard ? Les enquêteurs penchent pour la préméditation. "Il visait spécifiquement les piétons", confie une source proche du dossier.
Témoignage-choc d'un rescapé
"J'ai vu la mort passer à 30 cm." Markus, 54 ans, barman, montre encore les éraflures sur son blouson. Son récit glaçant : "La voiture zigzaguait pour maximiser les impacts. Comme au bowling."
Les caméras de surveillance corroborent. Images insoutenables. Le véhicule change trois fois de trajectoire pour faucher des passants.
Et pourtant.
Trois semaines plus tôt, le même homme promenait tranquillement dans les jardins de la clinique, jugé "stabilisé".
Le silence coupable des autorités
Question simple : qui a signé la sortie ? Le ministère saxon botte en touche. "Procédure standard" versus "évaluation au cas par cas" — le flou juridique arrange tout le monde. Sauf les familles des victimes.
Une mère de famille témoigne sous anonymat : "Ils l'ont lâché dans la nature comme un chien enragé. Et maintenant, personne ne veut assumer."
Ce qu'il reste
Deux cercueils.
Cinq familles brisées.
Une question qui hante Leipzig : combien de diagnostics erronés avant le prochain drame ? L'enquête judiciaire suivra son cours. Mais l'enquête morale, elle, ne fait que commencer.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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