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Affaire GreenVest - Le scandale qui ébranle la finance durable

Par la rédaction de Le Dossier · 2023-11-15
Illustration: Affaire GreenVest - Le scandale qui ébranle la finance durable
© YouTube

Ils promettaient des rendements verts. Du 8% annuel "garanti". Derrière l'écran de fumée ESG, la réalité est plus crue — nous avons reconstitué l'arnaque pièce par pièce.

Des débuts fulgurants

  1. La start-up GreenVest débarque sur un marché assoiffé d'investissements responsables. Son fonds "Climate Future" séduit immédiatement : +72% de souscriptions en six mois.

Mais comment expliquer ces performances mirobolantes ? Deux anciens collaborateurs brisent enfin l'omerta. "On recyclait des actifs fossiles via des montages offshore", confie l'un d'eux, sous couvert d'anonymat.

L'ingénierie frauduleuse

Trois techniques principales ont été identifiées :

  1. Les prêts fantômes : 23 millions € prêtés à des filiales bidon aux Îles Caïmans. Et pourtant, ces sommes apparaissaient comme "investies dans des fermes solaires nordiques".

  2. Le double jeu des certifications : Un audit interne que nous nous sommes procurés montre 14 projets classés "durables" alors qu'ils concernaient... des plateformes pétrolières.

  3. La valse des dirigeants : Le PDG Marc Vandelay cumulait secrètement des fonctions chez PetroAlliance. Conflit d'intérêts ? La SEC américaine ouvre enfin une enquête.

Le système Duvall

Tout part d'ici. En mai 2021, la banque suisse Duvall & Cie devient le principal canal de blanchiment. Leurs relevés — que nous publions en exclusivité — révèlent 47 virements suspects.

"Chaque trimestre, ils artificialisaient les résultats", explique notre source proche du dossier. Une mécanique bien huilée :

  • Lundi : achat de titres pétroliers
  • Mercredi : reclassification en "obligations vertes"
  • Vendredi : présentation aux investisseurs

Et maintenant ?

Les premiers interrogatoires commencent à Paris et Zurich. La justice française recherche activement Vandelay, dont la dernière trace remonte à Monaco.

Quant aux épargnants ? Plus de 12 000 particuliers sont concernés. Leurs recours s'annoncent compliqués : les structures intermédiaires ont déjà été dissoutes.

Une chose est sûre : ce scandale relance le débat sur l'encadrement des labels ISR. En attendant, gare aux mirages verts.

📰Source :YouTube

Par la rédaction de Le Dossier

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