Affaire GreenVest - Le scandale qui ébranle la finance durable

Ils promettaient des rendements verts. Du 8% annuel "garanti". Derrière l'écran de fumée ESG, la réalité est plus crue — nous avons reconstitué l'arnaque pièce par pièce.
Des débuts fulgurants
- La start-up GreenVest débarque sur un marché assoiffé d'investissements responsables. Son fonds "Climate Future" séduit immédiatement : +72% de souscriptions en six mois.
Mais comment expliquer ces performances mirobolantes ? Deux anciens collaborateurs brisent enfin l'omerta. "On recyclait des actifs fossiles via des montages offshore", confie l'un d'eux, sous couvert d'anonymat.
L'ingénierie frauduleuse
Trois techniques principales ont été identifiées :
Les prêts fantômes : 23 millions € prêtés à des filiales bidon aux Îles Caïmans. Et pourtant, ces sommes apparaissaient comme "investies dans des fermes solaires nordiques".
Le double jeu des certifications : Un audit interne que nous nous sommes procurés montre 14 projets classés "durables" alors qu'ils concernaient... des plateformes pétrolières.
La valse des dirigeants : Le PDG Marc Vandelay cumulait secrètement des fonctions chez PetroAlliance. Conflit d'intérêts ? La SEC américaine ouvre enfin une enquête.
Le système Duvall
Tout part d'ici. En mai 2021, la banque suisse Duvall & Cie devient le principal canal de blanchiment. Leurs relevés — que nous publions en exclusivité — révèlent 47 virements suspects.
"Chaque trimestre, ils artificialisaient les résultats", explique notre source proche du dossier. Une mécanique bien huilée :
- Lundi : achat de titres pétroliers
- Mercredi : reclassification en "obligations vertes"
- Vendredi : présentation aux investisseurs
Et maintenant ?
Les premiers interrogatoires commencent à Paris et Zurich. La justice française recherche activement Vandelay, dont la dernière trace remonte à Monaco.
Quant aux épargnants ? Plus de 12 000 particuliers sont concernés. Leurs recours s'annoncent compliqués : les structures intermédiaires ont déjà été dissoutes.
Une chose est sûre : ce scandale relance le débat sur l'encadrement des labels ISR. En attendant, gare aux mirages verts.
📰Source :YouTube
Par la rédaction de Le Dossier
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