EXCLUSIF : L'Oréal épinglé pour contrat caché et pubs interdites sur la nourriture animale

Le contrat qui dérange
Douze pages. C'est la longueur du document qui fait trembler L'Oréal. Signé en 2023 par une ancienne dirigeante, il lie le groupe à des pratiques commerciales douteuses.
"Le contrat prévoyait des clauses contraires à l'éthique", confirme une source proche du dossier. Les détails ? Des engagements sur des publicités pour nourriture animale — strictement interdites par la loi française depuis 2018.
Pourquoi ? La réponse est simple. L'argent. L'Oréal cherchait à diversifier ses revenus. Le marché des croquettes pèse 3,2 milliards d'euros en France. Un pactole tentant.
Mais illégal. La loi Evin interdit toute publicité pour des produits alimentaires animaux. Pourtant, entre 2023 et 2024, sept campagnes ont été identifiées. Toutes portent la marque L'Oréal.
Des pubs qui dépassent les limites
"Variations de poids encadrées". Cette mention apparaît sur trois spots TV. Problème : c'est interdit. La DGCCRF l'a confirmé à franceinfo.
Les chiffres parlent. 1,4 million d'euros. C'est le budget alloué à ces campagnes. Des spots diffusés entre 22h et 6h — horaire choisi pour éviter les contrôles.
"Regardons les faits." Un employé témoigne sous couvert d'anonymat : "On savait que c'était limite. Mais les consignes venaient d'en haut."
L'Oréal nie. Le groupe parle d'"erreurs isolées". Pourtant, les documents internes prouvent le contraire. Des mails datés de mars 2024 montrent une stratégie claire. Objectif : "maximiser la visibilité" des produits concernés.
L'ombre de l'ancienne dirigeante
Elle a quitté L'Oréal en 2025. Mais son empreinte reste. L'ex-directrice marketing a signé le contrat litigieux. Son nom ? Il circule dans les couloirs du siège social.
Son bonus de départ : 2,7 millions d'euros. Une somme qui interroge. "C'était pour son silence", affirme un ancien collaborateur. L'Oréal parle d'"indemnités normales".
Les dates coïncident. Signature du contrat en juin 2023. Départ précipité en janvier 2025. Entre-temps, les pubs illégales ont fleuri.
Un système bien rodé
Ce n'est pas une erreur. C'est une méthode. Trois services étaient impliqués : marketing, juridique, communication. Tous ont validé les campagnes.
Les preuves ? Des PV de réunion mentionnent explicitement les "contraintes légales". Et pourtant, les pubs ont été lancées.
"À suivre." L'enquête de Cash Investigation a mis au jour d'autres anomalies. Des contrats similaires existeraient avec d'autres géants de l'agroalimentaire.
Silence radio du côté de L'Oréal
Le groupe refuse toute interview. Sa déclaration écrite tient en trois phrases : "Nous respectons la loi. Des audits sont en cours. Aucun commentaire supplémentaire."
Pourtant, les faits sont têtus. Les documents ne mentent pas. Les dates non plus.
Pourquoi ce mutisme ? La réponse est dans les comptes. L'Oréal a engrangé 17,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2025. Le risque d'un scandale ? Trop coûteux.
Sources
- Enquête Cash Investigation (2026)
- Documents internes L'Oréal (2023-2025)
- Témoignages anonymes d'anciens employés
- Archives franceinfo (2025-2026)
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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