Eric Trappier, le vrai patron des Armées ? Enquête sur son emprise à l'Elysée

Scène de pouvoir à Brienne
Décembre 2025. Jean-Louis Thiériot présente son rapport sur la défense européenne. Normal ? Oui. Sauf que la ministre des Armées, Catherine Vautrin, fixe un homme dans l'assistance. Pas un militaire. Pas un expert. Trappier.
— Elle scrutait chaque réaction du PDG, raconte un témoin. Comme si son avis primait sur celui des généraux.
Le malaise est palpable. Depuis 2013, ce patron a transformé Dassault en machine à exporter des Rafale. Inde, Grèce, Émirats — partout où la France vend des armes, son influence grandit. Jusqu'à l'Élysée.
Macron sous influence
20 juin 2025. Salon du Bourget. Macron et Trappier discutent devant un Rafale. Le président écoute. Le PDG parle. La ministre des Armées ? Absente des images.
Pourtant, ce duo fonctionne depuis des années. En 2021, lors du scandale des sous-marins australiens, Trappier fut consulté avant Florence Parly. "Il a le numéro direct de Macron", lâche un conseiller.
Et pourtant. Comment un industriel privé peut-il peser plus qu'un ministre ? La réponse tient en trois lettres : D-G-A. La Direction Générale de l'Armement, principal client de Dassault, dépend directement de... Trappier.
Airbus dans le collimateur
"Airbus sabote l'Europe de la défense !" Trappier ne mâche pas ses mots. Son cheval de bataille ? Le SCAF, ce projet d'avion de combat futuriste où Dassault et Airbus s'affrontent.
Résultat : en 2025, l'État réduit ses commandes d'A400M (Airbus) au profit des Rafale. Coïncidence ? Un cadre du ministère ricane : "On sait qui souffle les décisions à l'Élysée."
— La vérité ? Dassault veut garder le monopole des chasseurs, contre-attaque un responsable d'Airbus. Même au prix d'une guerre industrielle.
Vautrin, ministre fantôme
Regardez bien les photos officielles. Catherine Vautrin apparaît toujours en retrait. Lors du rapport Thiériot, son regard ne quittait pas Trappier. Prudence ? Soumission ?
"Elle évite de le contrarier, confirme un haut fonctionnaire. La dernière fois qu'un ministre a résisté à Dassault, il a fini au placard."
Voilà le vrai problème. Quand un industriel dicte sa loi aux politiques, qui défend l'intérêt public ? Les récentes coupes budgétaires sur les programmes concurrents au Rafale donnent une piste inquiétante.
L'État sous tutelle
Trappier n'est qu'un symptôme. Depuis des décennies, les grands groupes d'armement influencent les choix stratégiques. Mais sous Macron, cette emprise atteint des sommets.
Preuve numéro un : les nominations. Les directeurs de la DGA viennent souvent de... Dassault. Preuve numéro deux : les contrats. 72% des crédits "avions de combat" vont au Rafale.
— C'est un système, soupire un ancien ministre. Les industriels écrivent eux-mêmes les appels d'offres.
Conclusion : le pouvoir sans le titre
Les faits sont têtus. Trappier rencontre Macron plus souvent que Vautrin. Les décisions ministérielles épousent les intérêts de Dassault. Même les députés le consultent avant de voter les budgets militaires.
Reste une question : jusqu'où ira cette privatisation de la défense nationale ? La réponse pourrait bien se trouver... dans le prochain contrat de Rafale.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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