Épil House : 126 plaintes pour brûlures, les influenceurs dans le viseur

126 plaintes, 32 brûlures
Le collectif d'aide aux victimes d'influenceurs (AVI) en recense 126. Autant de plaintes pour blessures involontaires, escroquerie et pratiques commerciales trompeuses. Parmi elles, 32 souffrent de brûlures. « Ça m'a brûlé la peau parce que c'est pas adapté pour la peau noire », témoigne une cliente dans une vidéo relayée par France 3. « Ils disent le contraire, ils disent que c'est adapté pour la peau noire mais ça ne l'est pas. »
Car les blessures sont là. « J'ai eu des brûlures au niveau des aisselles, au niveau du maillot, genre vraiment des brûlures qui restaient super longtemps sur ma peau », raconte une autre. « Carrément, mes aisselles elles étaient noires. » Le collectif détaille : brûlures au deuxième degré, cicatrices, troubles de la pigmentation, repousse paradoxale des poils censés être éliminés définitivement. Certaines victimes gardent des taches sur le visage.
Des centres fermés sans préavis
Il n'y a pas que les brûlures. De nombreuses clientes ont acheté des forfaits de plusieurs séances — puis les centres ont fermé. « À Rouen, le centre a fermé définitivement ses portes du jour au lendemain », explique une victime. « Je me suis pointée devant, il y avait pas d'Épil House en fait. Il était définitivement fermé. » Même scénario à Paris, à Boulogne.
Elles ont écrit, appelé, envoyé des messages sur Instagram. Résultat ? Silence, ou des promesses de remboursement jamais tenues, rapporte le collectif. Les derniers signes d'activité sur les réseaux sociaux remontent à l'été 2025. Contactés par mail et sur Instagram, les responsables n'ont pas répondu. « On ne sait toujours pas aujourd'hui qui se cache derrière cette entreprise », admet le collectif. Voilà.
Le rôle des influenceurs
C'est là que les influenceurs entrent en jeu. Maeva Genenham, Mila Jasmine, Sarah Frezou, Poupette Kenza, Aquababe — tous très suivis, tous ont publié des stories vantant les séances. « Mes bébés, du coup là, je suis chez Épil House à Paris », lance l'une d'elles dans une vidéo. La plupart des plaignantes se sont rendues dans les centres après avoir vu ces publications.
Le collectif les considère comme des témoins importants. « Eux aussi savent pourquoi ils ont fait ces publicités. S'ils l'ont fait en connaissance de cause ou pas. Quelles ont été les prestations qu'ils ont réellement testées ? » Autant de questions que l'enquête devra éclaircir.
Une seule a réagi publiquement. Ruby Nikara, contactée par France 3, affirme regretter sa collaboration. « Si j'avais eu connaissance des éléments aujourd'hui reprochés à cette enseigne, je n'aurais évidemment jamais accepté d'y associer mon image. »
Des victimes toujours plus nombreuses
De nouvelles clientes se manifestent chaque semaine. Sur le site du collectif, il suffit de déposer un dossier pour se joindre à la plainte collective. Les séquelles, elles, restent : brûlures au deuxième degré, cicatrices, troubles de la pigmentation.
L'enquête devra déterminer les responsabilités : celle des dirigeants d'Épil House — dont l'identité reste inconnue — et celle des influenceurs.
Sources :
- France 3 (via FP)
- Collectif d'aide aux victimes d'influenceurs
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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