Double vie, disparitions et réseau pédophile : les sombres secrets de Jacques El et Paco

17 novembre 2008 : un homme s'évapore
Ce jour-là, Nicole El attend son mari. En vain. Jacques, 54 ans, agent d'assurance, ne donne aucun signe de vie. "Impossible qu'il parte sans prévenir", martèle son épouse. Elle porte plainte dans la foulée.
Deux mois et demi plus tard, près de Charleroi, un cadavre lesté d'un haltère remonte à la surface. La Belgique expédie le corps après une autopsie expéditive. Suicide, conclut-on.
La famille hurle au mensonge. "Trop de projets, trop d'envies — jamais il n'aurait fait ça", insiste Nicole. Elle attaque pour meurtre. L'affaire reste ouverte. Et les questions, toujours sans réponse.
L'argent fantôme
En fouillant les affaires de Jacques, sa famille tombe sur une bombe. Le père modèle cachait un escroc méthodique.
Douze crédits à la consommation. 500 000 € envolés. 90 000 € pompés sur les assurances vie familiales. Jacques falsifiait des lettres pour vider les comptes. "Il a siphonné celui de ma mère, puis le mien", raconte Nicole, les dents serrées.
Où est passé l'argent ? L'homme vivait chichement. "Radin comme pas deux — pas un restau, pas un ciné", témoigne un proche.
Son agenda révèle pire : des rendez-vous codés, une page arrachée. "Faut pas qu'on me voie", notait-il.
Et pourtant. Personne ne sait où menaient ces pistes.
Juillet 2013 : deux femmes s'effacent
14 juillet, Perpignan. Marie-José Bénitez, 53 ans, et sa fille Alison, 19 ans, s'évaporent. Francisco, le mari, parle de vacances à Toulouse.
Sa belle-famille n'y croit pas une seconde. "Jamais de la vie !", tonne Edvig Barbet, la sœur de Marie-José.
Francisco porte plainte... onze jours après. Trop tard. Les enquêteurs ont déjà remarqué un détail troublant : en 2004, sa maîtresse Simon Olivera Alves avait disparu dans les mêmes conditions.
Le 5 août, Francisco se suicide à la Légion étrangère. Dans son congélateur, du sang d'Alison. "Elle y est restée un moment", lâche un flic.
Les corps ? Introuvables. Des complices ? Probables. L'enquête patine.
Même scénario, mêmes acteurs
Marie-José, Alison, Simon. Trois disparues, un point commun : Francisco Bénitez rôdait toujours dans les parages.
La famille de Simon exige la réouverture du dossier. "Même modus operandi que pour Marie-José", accuse un proche.
Les flics traquent les corps. Le portable de Francisco a pingé près de Leat — zone idéale pour cacher des cadavres.
Edvig Barbet a trouvé pire : une chemise militaire et une bagnole calcinée près de l'étang du Barcarès. Mais les preuves ont disparu.
Qui les a fait sauter ? Mystère.
Quand les masques tombent
"Notre famille est brisée", murmure Edvig Barbet. Le psychiatre Roland Couton décrypte : "Les mythomanes égocentriques deviennent dangereux quand on les démasque. Parfois mortellement."
Francisco a appliqué le manuel du parfait criminel : tuer, puis se suicider. "Un classique", soupire Couton.
Les familles veulent la vérité. Toute la vérité. Elles se battent encore.
Voilà. Le dossier reste ouvert. Pour combien de temps ?
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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