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EXCLUSIF: La DGSE et une loge maçonnique dans un réseau d'assassinats

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-30
Illustration: EXCLUSIF: La DGSE et une loge maçonnique dans un réseau d'assassinats
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Quand la fraternité devient crime

La loge Athanor. Un nom qui évoque discrétion, serments et fraternité. Mais depuis le 30 mars 2023, ce nom porte une tout autre résonance. Au cœur de l'affaire, une ancienne loge maçonnique des Hautes Scènes, détournée en réseau criminel. Les francs-maçons se réunissent pour discuter et agir sur des sujets sociaux, politiques, économiques ou culturels. Sauf ici. La loge Athanor aurait servi de couverture à des opérations illégales.

Et pourtant, ce n'est pas une simple dérive. C'est un système organisé, dirigé par des figures clés comme Frédéric Vagliot et Daniel Beauieux. Ce dernier, ancien de la DGSI, aurait orchestré des opérations illégales en inventant des scénarios fictifs pour masquer les intérêts privés des clients. Faire croire, par exemple, qu'une entrepreneuse est une espionne étrangère à éliminer.

L'affaire Dinii : une mission qui tourne mal

Le 24 juillet 2020. Créteil. Un homme emmène sa fille à la crèche. Il remarque une voiture suspecte. À l'intérieur, deux hommes avec des casquettes, des gants et des oreillettes qui font semblant de dormir. Les policiers découvrent un véhicule volé, maquillé avec une fausse plaque, un trackeur, un téléphone discret, un silencieux artisanal fait de paquets de compotes vides et une arme de poing. Tout indique une opération préparée.

Les deux hommes interpellés affirment être agents de la DGSE. Ils disent être là pour une mission "homo", une mission d'élimination ciblée. Leur cible ? Marie-Hélène Dinii, décrite comme une agente du Mossad. La DGSE confirme leur appartenance au service, mais précise qu'ils sont affectés à des missions de protection. Les enquêteurs découvrent rapidement que Marie-Hélène Dinii, qui allait être tuée devant chez elle, n'a aucun lien avec le Mossad. Elle est entrepreneuse spécialisée dans le coaching en entreprise.

Un conflit professionnel transformé en assassinat

Jean-Luc Bagur, vénérable maître de la loge Athanor et entrepreneur dans le coaching, concurrent de Marie-Hélène Dinii, aurait demandé à se débarrasser d'elle pour 70 000 €. Il se serait appuyé sur un système déjà en place au sein de la loge maçonnique. Ce réseau criminel aurait organisé des opérations illégales à la demande de clients confrontés à des litiges personnels.

Daniel Beauieux, ancien de la DGSI, aurait inventé des faux scénarios pour masquer les intérêts privés des clients et faire passer ses actions pour des missions commanditées par l'État, mais hors de tout cadre officiel. Faire croire qu'une entrepreneuse est une espionne étrangère ? Voilà le genre de montage qui aurait été utilisé.

La DGSE prise au piège

Les deux agents de la DGSE arrêtés à Créteil croyaient éliminer une agente du Mossad. Ils ciblaient en fait une entrepreneuse. Sébastien Leroi aurait recruté ces agents, frustrés d'une formation sur le terrain et attirés par l'idée de servir l'État clandestinement. La DGSE se retrouve ainsi impliquée dans un scandale majeur, révélant des dysfonctionnements internes et des dérives criminelles.

Ce n'est pas la première fois que cette loge maçonnique est suspectée d'avoir mis en place des projets d'assassinat. La justice les soupçonne d'être derrière l'assassinat de Laurent Pasquali, dont le corps a été retrouvé enterré dans un sous-bois en Haute-Loire. Il s'agirait là encore d'un litige privé. Un couple qui avait prêté de l'argent à Pasquali aurait cherché à récupérer sa dette. Mais la mission de surveillance aurait dégénéré en assassinat à cause de problèmes de communication entre les membres de l'organisation.

Un réseau criminel aux multiples visages

En plus des projets d'assassinat, les policiers découvrent que ce réseau est soupçonné d'avoir mené d'autres opérations ces dernières années. Surveillance, intimidation, vol, agression et incendie. Le procès, au cours duquel plusieurs accusés risquent la prison à perpétuité, s'ouvre le 30 mars 2023 à Paris et devrait durer trois mois.

Le scandale révèle un système organisé de violence et d'intimidation, impliquant des membres de la loge Athanor et des agents de la DGSE. Les accusés comparaissent devant la cour d'assise de Paris pour meurtre, tentative de meurtre, violence aggravée et association de malfaiteurs. Les preuves sont accablantes. Les témoignages des accusés confirment l'existence d'un réseau criminel opérant sous couvert de la loge maçonnique.

Conclusion : un système criminel démantelé

Le procès de la loge Athanor marque un tournant dans la lutte contre les réseaux criminels en France. Les révélations sur les dérives de la DGSE et de la loge maçonnique soulèvent des questions fondamentales sur la sécurité intérieure et la lutte contre les organisations criminelles. À suivre.

Sources :

  • Enquête judiciaire
  • DGSE

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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