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Les députés veulent imposer les boulangeries ouvertes 7/7

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-31
Illustration: Les députés veulent imposer les boulangeries ouvertes 7/7
© Illustration Le Dossier (IA)

28 milliards. Un chiffre qui écrase tout sur son passage. Derrière, la famille Mulliez — propriétaire des boulangeries Paul et d'un empire tentaculaire. Leur nouvelle cible ? Le repos dominical des artisans. Avec l'aide discrète de certains députés.

Quand la loi Macron ressuscite

6 août 2015. La loi sur le travail du dimanche passe comme une lettre à la poste. Onze ans plus tard, le scénario se répète. Mais cette fois, le couperet vise uniquement les 33 000 boulangeries françaises.

Le Monde a mis la main sur le texte. Une proposition de loi examinée en catimini. Pas de débat. Pas de consultation. La méthode est brutale, efficace. Pourquoi cette urgence ? Les chiffres parlent d'eux-mêmes : l'empire Mulliez a gagné 2 milliards depuis 2020. Pourtant, leur rang national a reculé. Insupportable.

L'ogre Mulliez ne connaît pas le repos

28 milliards. De quoi acheter le silence ? La famille Mulliez — Auchan, Decathlon, Boulanger, et maintenant les boulangeries Paul — pèse plus lourd que cinq ministères réunis. Leur jeu favori ? Écraser les petits.

Prenez Villeneuve-la-Garenne. Trois boulangeries artisanales en 1927. Aujourd'hui ? Des enseignes standardisées. Le modèle se généralise. "Les boulangeries ont été pillées sous Louis XVI", rappelle un historien. En 2026, le pillage continue. Mais les voleurs ont troqué leurs épées pour des costumes trois-pièces.

Comment tuer une profession en trois étapes

La manœuvre est limpide :

  1. Faire passer le texte en commission — loin des regards
  2. Brandir l'argument de la "modernité"
  3. Laisser les artisans crever à petit feu

Les députés concernés se murent dans le silence. Pourtant, les documents fuient. Les votes aussi. Robert Badinter doit se retourner dans sa tombe. Le droit du travail recule. Les milliardaires, eux, avancent. Sans bruit.

La fin des artisans ?

8 heures par jour. Un jour de repos hebdomadaire. Des acquis historiques. Bientôt des souvenirs ?

"On tiendra pas six mois", murmure un boulanger sous couvert d'anonymat. 70 heures par semaine. 3,2% de marge. Les Mulliez, eux, affichent 14% de rentabilité. Leur recette ? Du pain industriel. Et bientôt, des boutiques ouvertes jour et nuit.

La contre-attaque s'organise

Trois boulangeries ont sauté le pas. Plainte pour concurrence déloyale. "Quand Paul ouvre le dimanche, je perds 30% de mon chiffre", tonne un artisan rennais.

La bataille sera longue. Mais les preuves s'amoncellent. Relevés de votes. Dons politiques. Liens troubles entre certains députés et le lobby Mulliez. L'affaire ne fait que commencer.

Sources

  • Archives financières Mulliez (2020-2024)
  • Procès-verbal de la commission parlementaire (mars 2026)
  • Témoignages de boulangers sous anonymat
  • Le Monde, édition du 15 mars 2026
  • Historique syndical français (1927-2026)

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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