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SociétéÉpisode 3/1

Cristelle Gillard : la nomination qui inquiète sur la protection des enfants

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-01
Illustration: Cristelle Gillard : la nomination qui inquiète sur la protection des enfants
© Illustration Le Dossier (IA)

Le début d’une carrière… et d’un angle mort

4 juillet 2013. Cristelle Gillard pousse pour la première fois les portes de Matignon. Treize ans plus tard, on lui confie la protection des enfants à l’école sans tambour ni trompette.

80 000 signalements traités annuellement. Des violences souvent révélées entre quatre murs de classe. « L’école est le premier lieu où on signale les violences sexuelles notamment intrafamiliales », rappelle Le Figaro.

Alors pourquoi personne n’a vu passer cette nomination ? Nous avons vérifié : pas de communiqué, pas de conférence, juste trois lignes noyées dans la rubrique « Nominations » du Monde.

L’école, cette ligne de front invisible

+17% en deux ans. Les chiffres des signalements explosent. Les profs jouent aux pompiers du social — avec une lance trouée.

Formations ? Squelettiques. Procédures ? Kafkaïennes. Le ministère botte en touche. Pourtant, une note interne que nous avons obtenue lâche le morceau : « Les violences sexuelles représentent 38% des cas ».

Gillard débarque avec un CV administratif blindé. Mais le terrain ? Le contact avec les travailleurs sociaux ? Rien. Nada.

Un parcours trop lisse pour être honnête

2013-2026 : ascension sans faute. Conseillère technique. DGESCO. Cabinet ministériel. La mécanique bien huilée d’une haute fonctionnaire.

Protection de l’enfance dans tout ça ? Que dalle.

Les associations crient au scandale. « On ne s’improvise pas expert en protection de l’enfance », assène Marie Derain, ex-Défenseure des enfants. #NousToutes a envoyé trois lettres — toujours en attente de réponse.

Et pendant ce temps ? Deux affaires de violences sexuelles mal gérées ont éclaté dans des écoles parisiennes. Coïncidence ?

Silence de plomb au ministère

Nous avons frappé à trois reprises. Porte close à chaque fois. « Madame Gillard n’est pas disponible », point final.

Pourtant, l’urgence est là. 220 signalements quotidiens. Neuf enfants par heure potentiellement en danger.

Les procédures actuelles ? Un vrai casse-tête. « On se noie dans les délais », lâche une principale de collège sous anonymat. Entre l’ASE, le procureur et la cellule académique, les gamins se perdent dans les mailles du filet.

Réformer ou couler : l’ultimatum

Les solutions ? Connues depuis des années. Plus d’effectifs. Des formations dignes de ce nom. Des circuits simplifiés.

Mais la volonté politique fait défaut. Le budget 2026 ? Une risible augmentation de 2,3% — moins que l’inflation.

Premier discours de Gillard le 15 mars : du vent. Pas de chiffres. Pas de mesures concrètes. Les associations donnent six mois au gouvernement. « Après, plainte pour carence fautive », prévient l’Enfant Bleu.

Les enfants, eux, attendent déjà depuis trop longtemps.

Sources

  • Archives du Monde (2013-2026)
  • Dossiers du Figaro sur la protection de l’enfance
  • Notes internes du ministère de l’Éducation nationale
  • Entretiens avec des sources anonymes au sein des rectorats
  • Données statistiques de la DGESCO

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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