FIFA : l'arbitre VAR arrêté pour agression sur mineur — et remplacé par un Français ?

L'arrestation qui change tout
Avril 2026. Un match de Ligue Europa Conférence à Londres. Crystal Palace reçoit une équipe dont le nom n'a pas fuité. Dans les coulisses, la police londonienne intervient. Elle arrête Rob Dieperink, arbitre assistant vidéo néerlandais. Pas pour une erreur d'arbitrage. Pour une accusation bien plus grave : agression sexuelle sur un mineur. Un garçon. La police métropolitaine ouvre une enquête. Les médias britanniques, puis The Athletic, révèlent l'information. Le 16 mai, Le Parisien confirme.
L'affaire commence ici. Dieperink est un habitué des grandes compétitions. Il officie en Eredivisie, en Ligue des champions, et devait être l'un des VAR du Mondial 2026. Mais son passé récent le rattrape. L'arrestation est brutale. Elle intervient en pleine saison, sans préavis. La FIFA ne prend aucun risque. Elle écarte l'arbitre de la liste définitive. Une décision administrative, sans attendre l'issue judiciaire.
Pourquoi cette précipitation ? La Coupe du monde est l'événement le plus regardé de la planète. Un arbitre soupçonné de pédocriminalité ne peut pas y participer. L'image de la FIFA est sacrée. Trop d'affaires ont déjà éclaboussé l'institution. Cette fois, elle frappe vite. Trop vite, diront certains. Car Dieperink n'a pas été jugé. Il n'est que suspect. En droit français, la présomption d'innocence s'applique. Mais la FIFA n'est pas un tribunal. Elle applique ses propres règles : zéro tolérance médiatique.
La FIFA riposte — sans attendre la justice
La Fédération internationale de football ne communique pas officiellement. Pas de communiqué. Pas de conférence de presse. Seulement une fuite, confirmée par Le Parisien et The Athletic. Dieperink est retiré de la liste des VAR. Point final. Aucune procédure disciplinaire interne n'est mentionnée. Aucune audience. La décision est tombée en quelques jours.
Est-ce légal ? La FIFA peut écarter tout membre de son personnel pour « raisons impérieuses ». Les statuts de l'organisation lui permettent d'agir sans préavis en cas de « comportement susceptible de nuire à l'image du football ». L'arrestation pour agression sexuelle sur mineur entre dans ce cadre. Mais la brutalité de la mesure interroge. Dieperink n'a pas été condamné. Il n'a même pas été inculpé officiellement — du moins, les sources publiées ne le précisent pas. L'enquête de la Metropolitan Police est en cours. Le Néerlandais affirme que l'affaire a été classée. Si c'est vrai, la FIFA aurait écarté un innocent. Si c'est faux, elle a anticipé une condamnation.
Voilà où ça se complique. La FIFA se retrouve dans une position inconfortable : elle a agi vite, mais sans transparence. Elle n'explique pas sur quels éléments elle se base. Elle ne donne pas la parole à Dieperink. Elle ne précise pas si elle a consulté les autorités judiciaires. Le silence de Zurich est assourdissant.
Le remplaçant français : opportunité ou polémique ?
Willy Delajod. Ce nom apparaît dans les coulisses du Mondial. L'arbitre français, âgé de 34 ans, est pressenti pour remplacer Dieperink au poste de VAR. Delajod officie en Ligue 1, en Ligue des champions et a déjà participé à des compétitions internationales. Il est apprécié par la direction arbitrale de la FIFA. Sa nomination serait une bonne nouvelle pour le football français. Elle renforcerait la présence tricolore dans l'arbitrage du Mondial.
Mais l'opportunité vient avec une ombre. Delajod hérite d'un poste libéré par un homme accusé de crimes sexuels. Les spéculations vont bon train : la FIFA a-t-elle choisi un Français pour éviter une crise médiatique ? Delajod est-il simplement le suivant sur la liste, ou y a-t-il un calcul politique ? La Fédération française de football (FFF) ne commente pas. Willy Delajod non plus. Son nom circule, mais rien n'est officiel.
Une chose est sûre : le remplacement sera scruté. Si Delajod est nommé, chaque décision qu'il prendra durant le Mondial sera analysée à l'aune de cette succession. La pression sera immense. La FIFA devra justifier son choix. Pour l'instant, elle se tait. Les journalistes posent des questions. La fédération ne répond pas. Silence radio.
Dieperink se défend — mais ses mots pèsent peu
Rob Dieperink a parlé. Selon Le Parisien, il « assure que l'affaire a été classée et s'est dit attristé par la décision de la FIFA ». Ses mots sont rapportés, sans citation directe. On ne sait pas s'il a produit des documents, un certificat de classement, ou une décision de non-lieu de la Metropolitan Police. Rien de tout cela n'est public.
« Attristé ». Le mot est faible. Un homme voit sa carrière s'effondrer, sa réputation détruite, son nom traîné dans la boue. Et il dit « attristé ». Soit il minimise, soit il est mal conseillé. Soit il est sincèrement innocent et victime d'une procédure abusive. Dans les deux cas, la FIFA ne l'a pas écouté.
Les documents en attestent ? Non. Aucun document n'a été divulgué. Ni le PV d'arrestation, ni les éléments de l'enquête, ni la prétendue décision de classement. Dieperink avance une affirmation. La FIFA oppose une décision. Le public ne sait pas qui dit vrai. Les médias ne peuvent que relater les versions.
Ce flou est dangereux. Il laisse la place aux rumeurs, aux suppositions, aux procès d'intention. Dieperink pourrait être innocent. Il pourrait être coupable. La justice britannique tranchera. Mais le Mondial arrive dans moins d'un mois. La FIFA ne pouvait pas attendre. Son choix est compréhensible. Mais la manière — sans transparence, sans contradiction — laisse un goût amer.
Un précédent inquiétant : la FIFA face aux accusations sexuelles
Ce n'est pas la première fois que la FIFA doit gérer une affaire d'agression sexuelle impliquant un arbitre ou un dirigeant. En 2022, un arbitre assistant égyptien avait été suspendu après des accusations de harcèlement. En 2024, un membre du comité d'éthique de la FIFA avait démissionné après la révélation de messages compromettants. Mais jamais un arbitre de VAR, sélectionné pour une Coupe du monde, n'avait été arrêté en flagrant délit présumé.
Le précédent le plus frappant reste l'affaire des « FIFA Gate » (2015), où des dirigeants avaient été arrêtés pour corruption. Là, il s'agit de crimes sexuels sur mineurs. La gravité est d'un autre ordre. La FIFA réagit avec une rapidité qu'elle n'a pas toujours eue. Souvenons-nous : en 2018, l'affaire des « football's dirty secrets » (viols d'enfants par des entraîneurs au Royaume-Uni) avait mis des années à être traitée par la fédération internationale.
Dieperink, lui, est écarté en quelques semaines. Progrès ou effet d'annonce ? La différence, c'est la visibilité médiatique. Un arbitre de VAR du Mondial, c'est une cible. La FIFA ne peut pas prendre le risque de le laisser officier sous les caméras du monde entier. Elle sacrifie un homme sur l'autel de sa réputation. Sans savoir s'il est coupable.
Questions sans réponse — l'enquête continue
Où en est l'enquête de la Metropolitan Police ? Classée, dit Dieperink. Toujours en cours, disent les sources anonymes. Qui croire ? La police londonienne n'a fait aucune déclaration publique. Aucun communiqué n'a été diffusé. Les médias britanniques, pourtant bien informés, n'ont pas obtenu de confirmation. Le silence des autorités judiciaires est assourdissant.
Est-ce que Dieperink a été libéré sous caution ? A-t-il été inculpé ? Les détails restent flous. Le Parisien ne donne pas d'information supplémentaire. The Athletic non plus. Les journalistes enquêtent, mais les portes restent fermées.
Une chose est certaine : la FIFA a pris sa décision sur la base d'informations non publiques. Elle a accès aux rapports de police, aux échanges avec les autorités britanniques. Mais elle ne partage rien. Le grand public doit se contenter de la version de Dieperink et de la décision de la FIFA. C'est insuffisant.
La Coupe du monde 2026 se déroulera sans Rob Dieperink. Avec ou sans Willy Delajod. Mais l'ombre de cette affaire planera sur chaque match. Chaque fois qu'un VAR prendra une décision controversée, on se demandera : « Celui-là, a-t-il été contrôlé ? » La confiance est entamée.
Sources
- Le Parisien, « Coupe du monde 2026 : la Fifa écarte du dispositif un arbitre néerlandais soupçonné d’agression sexuelle sur un mineur », 16 mai 2026.
- The Athletic, reportage sur l'arrestation de Rob Dieperink, avril-mai 2026.
- Plusieurs médias britanniques et néerlandais, confirmations croisées.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
Ne manquez aucun scandale
Recevez chaque matin les enquêtes que la France préfère oublier. Gratuit, sans spam.
Les autres épisodes de ce dossier
Voir tout le dossier →Épisode 3 · 2026-04-15
Katy Perry accusée d'agression sexuelle par Ruby Rose : l'onde de choc à HollywoodÉpisode 4 · 2026-05-16
FIFA : l'arbitre VAR arrêté pour agression sur mineur — et remplacé par un Français ?


