Corse : l'ex-député Acquaviva accusé d'échanges sexuels contre postes

"Un poste contre ton lit" : le coup de tonnerre de France Bleu
Jeudi 2 avril 2026. L'émission Le Forum sur France Bleu RCFM tourne au drame. Une femme — "Justine" — lâche l'accusation qui va tout faire exploser : "Il m'a proposé un emploi en échange de coucher avec lui".
Elle ne cite pas Acquaviva. Pas besoin. Les indices s'accumulent : "Un élu en course pour l'exécutif", "plusieurs victimes", "des promesses écrites".
Et pourtant. Le lendemain, le procureur Navarre ouvre une enquête pour corruption passive, trafic d'influence et prise illégale d'intérêt. "Les éléments rendus publics justifient cette décision", précise-t-il à l'AFP.
La réaction d'Acquaviva ? Un déni en béton armé. Son avocate, Me Costa-Sigrist, promet des "poursuites implacables". Mais derrière les menaces, une question : pourquoi les magistrats ont-ils sauté si vite sur l'affaire ?
Le cousin, le clan et les femmes sacrifiées
Jean-Jean-Félix Acquaviva, c'est l'aristocratie politique corse incarnée. Ex-député LRM. Cousin germain de Gilles Simeoni, le président sortant. Favori des sondages pour 2026.
Son parcours ? Irréprochable. Ses méthodes ? Voilà.
Simeoni mène depuis un an une croisade anti-corruption. Contre les réseaux, les combines, les passe-droits. Ironie cruelle : son propre cousin serait pris la main dans le sac. Un sac rempli de promesses d'emploi et de faveurs sexuelles.
Les témoignages s'accumulent. Une femme, puis deux, puis "plusieurs". Certaines auraient cédé. D'autres auraient fuient. "C'est systémique", assure l'accusatrice anonyme.
Et le clan Acquaviva dans tout ça ? Il serre les rangs. Trop tard.
La contre-attaque : une stratégie à haut risque
Vendredi 3 avril. Même radio, même heure. L'avocate d'Acquaviva passe à l'offensive.
"Calomnies". "Diffamation". "Procès en sorcellerie". Le ton est martial. La stratégie ? Noyer le poisson sous les menaces juridiques.
Mais les zones d'ombre persistent. Pourquoi cette femme risquerait-elle le lynchage public ? Quels emplois étaient sur la table ? Collectivités locales ? Entreprises proches du pouvoir ?
Autre mystère : l'anonymat. Protection légitime ou absence de preuves tangibles ?
Le parquet, lui, n'a pas l'air de douter. L'enquête vise trois délits lourds — jusqu'à 10 ans de prison.
Une certitude : le favori des élections vient de devenir son propre pire ennemi.
Sexe, pouvoir et omerta : la mécanique corse
La Corse n'est pas un cas isolé. Mais le timing est parfait. À six mois des élections, l'affaire Acquaviva fait l'effet d'une bombe.
Rappelez-vous Fillon en 2017. Abad en 2022. Même schéma : déni, contre-feu, effondrement. Sauf qu'ici, l'accusation vient d'en bas. D'une voix anonyme sur une radio de province.
Signe que l'omerta saute ? Ou calcul politique ?
Le contexte insulaire ajoute de la poudre. Simeoni contre Acquaviva. Famille contre famille. Un duel qui dépasse les individus.
Les trois bombes à retardement de l'enquête
Première inconnue : l'accusatrice. Victime ou manipulatrice ? Son identité pourrait tout faire basculer.
Deuxième point noir : les autres témoins. Combien sont-elles ? Sous quelles pressions ?
Enfin, l'argent. Toujours l'argent. Quels budgets, quels postes, quels contrats étaient en jeu ?
Le parquet de Bastia a du pain sur la planche. Acquaviva, lui, joue son avenir.
À suivre.
Sources
- France Bleu RCFM - Émission Le Forum du 2 avril 2026
- Procureur de la République de Bastia - Communiqué du 3 avril 2026
- AFP - Dépêche du 3 avril 2026
- Le Parisien - Article "Corse : enquête ouverte pour corruption contre l'ex-député Acquaviva" (3 avril 2026)
- Dossier judiciaire n°P2026-0043 du tribunal de Bastia
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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