CNews et le gouvernement : le silence coupable face au racisme contre Bali Bagayoko

La mécanique raciste à l’œuvre
Trois morts. Trois tentatives de meurtre. Le bilan des crimes racistes en 2025 donne froid dans le dos. Dans ce climat, Bali Bagayoko devient la cible d’une campagne de dénigrement inédite.
Sur CNews, Jean Doré et Michel Onfray franchissent la ligne jaune. "Nous sommes des mammifères sociaux de la famille des grands singes", assène Doré. Onfray parle de "tribu primitive". Des mots qui résonnent comme un écho sinistre.
Delphine Gardet, autrice de Le corps noir de la République, le confirme : animaliser les personnes noires est une vieille technique raciste. Une façon de les exclure de l’humanité. CNews ne l’ignore pas. Et pourtant.
"Pourquoi ces propos brûlent-ils autant ?" interroge Soline Brun, sociologue au CNRS. Réponse : ils installent une hiérarchie des vies. Les Noirs — surtout à peau foncée — y occupent systématiquement la dernière place. Menace. Danger. Les stéréotypes collent à la peau. Exactement ce qui se joue avec Bagayoko.
Le gouvernement : une omerta calculée
Silence radio. Face à la déferlante, l’exécutif joue les sourds. Certains ministres ajoutent de l’huile sur le feu.
David Amiel, ministre de l'Action et des Comptes publics, accuse Bagayoko de vouloir "renvoyer des agents publics". Une contre-vérité. Le maire a toujours précisé que les départs se feraient sur demande.
Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur, condamne mollement. Entre deux phrases, il glisse un "petit taquet" à la France insoumise. Subtile diversion.
Quant à Aurore Bergé, ministre de la Lutte contre les discriminations, elle reste muette pendant 24 minutes d’interview. Quand elle parle enfin, c’est pour reprendre les accusations d’Amiel. Zéro mention des attaques racistes.
Et Macron ? Son entourage assure qu’il "condamne toutes les formes de racisme". Mais sur Bagayoko, l’Élysée ferme les yeux. Voilà.
Pourquoi tant de haine ? La peur des privilégiés
Herbert Blumer a théorisé ça en 1958. Les groupes dominants défendent leurs avantages comme des chiens leur os. Postes. Richesse. Pouvoir.
L’élection de maires racisés comme Bagayoko fait trembler l’establishment. Johann Usésé, chroniqueur de CNews, craque : "Est-ce que la France est encore mon pays ?" La peur est palpable.
Même mécanique que le patriarcat. Même refus de partager. Derrière le racisme, il y a toujours des intérêts bien matériels.
Le plafond de verre craque — et ça fait mal
Bagayoko à Saint-Denis. D’autres maires racisés dans de grandes villes. Une première.
Les réactions le montrent : l’ancien monde panique. Insultes. Désinformation. Stratégie du chaos. Des signes qui ne trompent pas.
Le plafond de verre se fissure. Lentement. Trop lentement. Mais chaque craquement déclenche une volée de boulets rouges.
Conclusion : la bataille sera longue
Le racisme n’est pas qu’une idéologie. C’est un système de privilèges à défendre coûte que coûte.
Les attaques contre Bagayoko le prouvent. Chaque pas vers l’égalité déclenche une contre-offensive brutale.
La bonne nouvelle ? Les lignes bougent. La mauvaise ? Les réactionnaires ne lâcheront pas le morceau sans combattre.
Une chose est sûre : le silence complice de CNews et du gouvernement restera dans les annales. Comme un aveu.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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