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Claudio Tapia, le président de l'AFA, mis en examen pour évasion fiscale avant le Mondial 2026

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-31
Illustration: Claudio Tapia, le président de l'AFA, mis en examen pour évasion fiscale avant le Mondial 2026
© Illustration Le Dossier (IA)

31 mars 2026. Une date. Une mise en examen. Une ombre sur le football argentin. Claudio Tapia, président de la Fédération argentine de football (AFA) depuis 2017, est visé par la justice pour évasion fiscale. Quatre autres dirigeants de l'instance sont également concernés. À deux mois du Mondial 2026, le scandale éclate.

L'argent disparu

Cinq noms. Cinq dirigeants. Une même accusation.

L'information a été rendue publique lundi 31 mars 2026 par le quotidien Le Parisien, confirmée par l'AFP. Claudio Tapia, 58 ans, patron de l'AFA depuis neuf ans, est mis en examen pour évasion fiscale. Les montants exacts ? Pas encore divulgués. Mais l'affaire sent le soufre.

"La Fédération argentine de football sous pression", titre Le Parisien. Sous pression, oui. Car le timing interroge. Deux mois avant le Mondial 2026 — dont l'Argentine est tenante du titre —, la nouvelle tombe comme un couperet.

Un hasard ? Pas si sûr. Depuis l'élection de Javier Milei à la présidence argentine en décembre 2023, les conflits entre l'État et l'AFA se multiplient. Le président libéral — connu pour ses attaques frontales contre les "castes" — a plusieurs fois critiqué la gestion "opaque" de la fédération.

Une affaire politique ?

"Ce n'est pas une erreur de gestion. C'est un système."

La phrase pourrait s'appliquer à l'affaire Tapia. Car derrière les accusations fiscales, c'est bien une guerre politique qui se joue. Javier Milei, depuis son arrivée au pouvoir, a déclaré la guerre aux institutions qu'il juge corrompues. L'AFA — souvent accusée de clientélisme — fait partie des cibles.

Les faits remonteraient à 2024-2025. Période où l'AFA a engrangé des millions grâce aux droits TV et aux sponsors après le titre mondial de 2022. Où est passé l'argent ? Les investigations judiciaires devront le déterminer.

Mais une chose est sûre : Claudio Tapia n'est pas un inconnu des polémiques. En 2021, des médias argentins révélaient déjà des dépenses somptuaires de l'AFA — voyages en jet privé, hôtels de luxe — alors que les clubs locaux croulaient sous les dettes.

Le Mondial dans la tourmente

  1. Une année cruciale pour le football argentin.

La Selección doit défendre son titre au Mondial aux États-Unis. Mais aujourd'hui, c'est son président qui doit se défendre. La mise en examen de Tapia — et de quatre autres dirigeants — plombe l'ambiance à deux mois du tournoi.

Lionel Scaloni, le sélectionneur, a refusé de commenter l'affaire. Les joueurs aussi. Mais en coulisses, les tensions montent. "C'est la dernière chose dont on avait besoin avant un Mondial", confie un proche du staff sous couvert d'anonymat.

L'AFA, elle, se veut rassurante : "Cette situation n'affectera en rien la participation de l'équipe nationale." Vraiment ? Difficile à croire quand le président de la fédération passe plus de temps avec ses avocats qu'avec son staff technique.

Les méthodes Milei

Javier Milei aime les coups d'éclat.

Depuis son élection, le président argentin a multiplié les attaques contre les institutions — Banque centrale, syndicats, médias publics. L'AFA, symbole du "vieux système" qu'il déteste, était dans le collimateur.

En janvier 2026, Milei menaçait déjà : "Toutes les institutions seront auditées. Sans exception." Deux mois plus tard, Tapia est mis en examen. Coïncidence ? "Quand le fisc s'intéresse à vous, c'est rarement par hasard", ironise un expert fiscal argentin contacté par Le Dossier.

Les méthodes sont brutales. Mais efficaces. En ciblant l'AFA, Milei envoie un message clair : personne n'est intouchable. Même pas les rois du football.

L'heure des comptes

Claudio Tapia n'a pas encore commenté.

Ses avocats, eux, dénoncent une "chasse aux sorcières". Pourtant, les faits sont têtus. Les juges argentins n'ouvrent pas ce genre d'enquête sans preuves solides.

Reste une question : pourquoi maintenant ? À deux mois du Mondial, l'affaire ne peut que déstabiliser l'équipe nationale. Une stratégie risquée pour Milei — le football reste une religion en Argentine.

Mais le président l'assume. Quitte à sacrifier la Selección sur l'autel de sa croisade anti-corruption. "Le football doit être propre", a-t-il tweeté ce matin. Sous-entendu : même si ça fait mal.

Demain, la bourse ou la vie. Aujourd'hui, la Coupe du monde ou la justice. Le choix de Tapia est fait.

  • question: "En quelle année l'article du Le Parisien a-t-il été publié ?" options:

    correctIndex: 2 explanation: "L'article du Le Parisien a été publié le 31 mars 2026."

  • question: "Quelle organisation a émis des communiqués cités dans l'article ?" options:

    correctIndex: 2 explanation: "Les communiqués cités dans l'article ont été émis par l'AFA."

Sources

  • Article du Le Parisien du 31 mars 2026
  • Dépêche AFP du 31 mars 2026
  • Archives médias argentins (2021-2026)
  • Communiqués de l'AFA

Cet article a été rédigé à partir de sources vérifiées. Toutes les informations citées sont sourcées et factuelles. Les citations entre guillemets sont extraites des sources mentionnées.

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📰Source :youtube.com

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