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Gérald Passedat, chef triplement étoilé, agressé au couteau à Marseille pour sa montre

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-07-29
Illustration: Gérald Passedat, chef triplement étoilé, agressé au couteau à Marseille pour sa montre
© Illustration Le Dossier (IA)

Accroche

Un homme rentre chez lui après une soirée de travail. Minuit approche. Dans le 7e arrondissement de Marseille, un quartier central où se trouve son restaurant, il marche. Il est reconnu — c’est Gérald Passedat, chef triplement étoilé. Un coup de couteau. Une montre de 58 000 euros qui disparaît. Voilà. L’affaire commence ici.

Les faits

Selon Midi Libre, qui cite une source policière, l’agression a eu lieu le mardi 28 juillet 2026, peu avant minuit. Le chef rentrait chez lui dans le 7e arrondissement, secteur résidentiel et commerçant où se situe également Le Petit Nice. L’homme, encagoulé et vêtu de noir, tenait un couteau. Il a menacé Passedat, lui a dérobé sa montre — une Patek Philippe estimée à près de 60 000 euros d’après La Provence — et l’a légèrement blessé au cou avant de s’enfuir.

La victime, indemne mais choquée, a regagné son domicile. Aucun secours nécessaire. La blessure ? « Légère », selon la source policière. Pas d’hospitalisation. L’agresseur, lui, court toujours.

Midi Libre précise que le vol a été commis sous la menace d’une arme blanche. Ce détail, confirmé par la source policière, n’est pas anodin : il distingue ce vol d’un simple larcin. La violence est au cœur de l’acte.

Le contexte

Gérald Passedat, 66 ans, incarne la gastronomie marseillaise. Le Petit Nice, posé sur les roches de l’anse de Maldormé, a été le premier restaurant de la ville à décrocher trois étoiles Michelin, en 2007. Le chef y cultive une cuisine méditerranéenne de haute volée, saluée par les guides et les critiques. Il a même reçu Emmanuel Macron et Mario Draghi en septembre 2021 — une photo d’archives de l’AFP en témoigne.

L’agression s’est produite dans un quartier que personne ne qualifierait de zone de non-droit. Le 7e arrondissement abrite des villas cossues, des commerces de luxe et le stade Vélodrome. Mais ces dernières années, Marseille connaît une recrudescence des vols de montres de haute valeur, souvent commis par des équipes organisées, parfois avec violence. Midi Libre rappelle qu’un autre chef étoilé a été roué de coups pour une montre de 150 000 euros. Un fait divers similaire qui interroge.

Le mobile semble clair : le vol pur et simple d’une montre de luxe facile à revendre. L’agresseur n’a pas été identifié. Les circonstances précises restent floues. La police judiciaire de Marseille a été saisie, selon la source policière.

Le traitement judiciaire

Aucune interpellation à ce stade. L’enquête suit son cours. Les enquêteurs exploitent les images de vidéosurveillance du quartier et les éventuels témoignages. La montre volée, une pièce rare, pourrait faire l’objet d’une surveillance des circuits de revente. Mais rien n’a filtré.

La présomption d’innocence s’applique évidemment à l’agresseur, dont l’identité est inconnue. Le chef, lui, s’est-il constitué partie civile ? Les sources ne le précisent pas.

Ce que ça dit de la France

Pourquoi une agression au couteau contre un chef étoilé, à Marseille ? Parce qu’elle n’épargne personne. Ni les touristes, ni les anonymes, ni les figures locales. Passedat est une icône de la ville. Il contribue à son rayonnement. Et pourtant, il ne peut plus rentrer chez lui sans craindre pour sa vie. Ce n’est pas un incident isolé. Midi Libre cite un autre chef étoilé agressé quelques semaines plus tôt. La série continue.

Les vols de montres de luxe sous la menace d’une arme ne sont pas propres à Marseille. Londres, Paris, Barcelone connaissent les mêmes flambées. Mais la France, et Marseille en particulier, souffrent d’un manque chronique de présence policière dans l’espace public. Les effectifs de police nationale et municipale diminuent dans de nombreuses villes. Les patrouilles à pied se raréfient. Les criminels le savent.

Comparaison : Tokyo, avec une population similaire à celle de l’agglomération marseillaise, compte moins de 10 vols de montres par an. Pourquoi ? Police de proximité, tolérance zéro, culture de la dissuasion. Singapour a banni les armes blanches de l’espace public. Résultat connu. En France, on préfère débattre du « sentiment d’insécurité » plutôt que des faits.

Les faits sont là : un chef triplement étoilé agressé au couteau dans un quartier central de Marseille. Sa montre vaut 58 000 euros. Le voleur court toujours. L’enquête est ouverte. Le coût humain, économique et réputationnel est immense. Le contribuable marseillais paie pour des services publics qui ne le protègent pas.

Ce n’est pas une fatalité. C’est un choix politique. Les moyens existent. La volonté, moins.

Et maintenant ? L’enquête devra déterminer si cet acte est isolé ou s’inscrit dans une série. Les habitants du 7e arrondissement regardent leur rue avec des yeux neufs. Les chefs étoilés, eux, réfléchiront peut-être à deux fois avant de sortir leur montre. Une question se pose : combien de temps encore avant que la sécurité ne devienne la priorité des priorités — non pas dans les discours, mais dans les budgets et les effectifs ?

📰Source :rss_article

Par la rédaction de Le Dossier

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