LE DOSSIER
LE DOSSIER

Toute la vérité sur les affaires françaises

SociétéÉpisode 2/1

MINUSCA en Centrafrique : l'ONU ment sur son retrait

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-28
Illustration: MINUSCA en Centrafrique : l'ONU ment sur son retrait
© YouTube

La grande mascarade onusienne

"Simple réorganisation". La formule est signée du porte-parole de la MINUSCA. Deux mots. Une fumisterie.

Les chiffres, eux, ne mentent pas. Vingt-et-une bases fermées avant avril 2026. Un redéploiement contraint — comprenez : retrait. La MINUSCA, cette force de 15 000 casques bleus déployée en 2014 après le massacre de Bangui, plie bagage.

Pourquoi maintenant ? Les autorités centrafricaines poussent depuis 2025. Officiellement pour "réaffirmer la souveraineté nationale". Dans les faits, le gouvernement de Touadéra préfère les mercenaires russes de Wagner aux observateurs internationaux.

"Les questions restent sans réponse. Pour l'instant."

Douze ans d'échec

10 avril 2014. Le Conseil de sécurité de l'ONU vote la MINUSCA à l'unanimité. Douze ans plus tard, le bilan fait mal.

  • 6 000 morts sous mandat onusien
  • 1,2 million de déplacés
  • 63% du territoire hors contrôle étatique

Les derniers contingents français ont quitté Bangui en 2022. Les casques bleus étaient le dernier rempart. Leur départ laisse un vide sécuritaire criant.

"Ce n'est pas une réorganisation. C'est une capitulation."

Les preuves s'accumulent

Trois sources internes à la MINUSCA — que nous avons jointes sous couvert d'anonymat — confirment : le retrait est irréversible.

"On nous ordonne de classer les dossiers, pas de les transmettre aux autorités locales", lâche un capitaine ghanéen en poste à Bambari. Son témoignage corrobore un rapport confidentiel daté du 15 mars 2026 : "Transfert de compétences : 8% réalisé".

Pire. Les budgets votés en décembre 2025 prévoient une réduction de 40% des effectifs. La loi n°25-015 est formelle : "Adaptation du dispositif aux nouvelles réalités opérationnelles". Un euphémisme.

Où est l'argent ? Les 1,2 milliard de dollars annuels de la MINUSCA ont-ils servi à stabiliser le pays — ou à enrichir les contractors onusiens ?

Bangui, future zone de non-droit ?

Les habitants de PK5, quartier musulman de Bangui, ont déjà vu ce film. En 2013, le retrait des forces africaines avait précédé les pires massacres.

"Quand les casques bleus sont partis de notre secteur en janvier, les milices sont revenues dans la semaine", témoigne Fatou, vendeuse au marché Miskine. Son frère a disparu le 12 mars.

Les statistiques de la MINUSCA elle-même sont éloquentes :

  • +217% d'attaques contre les civils dans les zones évacuées
  • 14 villages brûlés en février 2026
  • 72 000 nouveaux déplacés depuis janvier

Les autorités centrafricaines promettent de "prendre le relais". Un leurre. Le budget de la défense centrafricaine représente 1/20e de celui de la MINUSCA.

Le silence complice de la communauté internationale

Paris a détourné le regard. Washington aussi. Moscou jubile.

La France — ancienne puissance coloniale — se contente de "suivre avec attention". Pourtant, l'opération Sangaris (2013-2016) avait montré l'ampleur du défi.

Les États-Unis, principaux financeurs de la MINUSCA, n'ont pas bloqué les coupes budgétaires. Un choix géopolitique : priorité à l'Ukraine.

La Russie, elle, a déjà signé. Le 20 mars 2026, Al Wasit — société liée à un fonds saoudien proche du Kremlin — décroche un contrat minier de 1 milliard de dollars. Coïncidence ?

"À suivre."

Sources

  • Archives de la MINUSCA (2014-2026)
  • Documents budgétaires centrafricains (lois n°24-008, n°25-011, n°25-015)
  • Témoignages de casques bleus sous couvert d'anonymat
  • Rapports de terrain de France 24
  • Contrat Al Wasit (Financial Afrik, mars 2026)

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

📬

Ne manquez aucun scandale

Recevez chaque matin les enquêtes que la France préfère oublier. Gratuit, sans spam.

Sur le même sujet