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Justice

Cavale sanglante en Aveyron : deux femmes tuées

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-25
Illustration: Cavale sanglante en Aveyron : deux femmes tuées
© Illustration Le Dossier (IA)

12 mars 2026, 3h47. La gendarmerie de Rodez reçoit un appel affolé. Deux enfants hurlent dans une maison vide. Le début d'une enquête qui mènera jusqu'au Portugal — et révèlera l'impensable.

La nuit où tout a basculé

L'Aveyron dort. Ou presque. Dans un hameau près de Millau, une lumière reste allumée. C'est là que tout se joue.

Deux femmes — une mère de 56 ans et sa fille de 32 ans — viennent de disparaître après une soirée familiale. Les enfants ? Retrouvés seuls, hagards, incapables d'expliquer. "Ils serraient des peluches comme si leur vie en dépendait", murmure un gendarme sur place.

Les premières constatations glacent le sang : traces de lutte, portes fracturées, taches sombres sur le carrelage. Et ce silence. Ce terrible silence.

Portugal : l'ultime fuite

72 heures plus tard, l'alerte Interpol clignote sur les écrans. Le suspect — compagnon de la fille disparue — vient d'être repéré à Bragança, à la frontière nord du Portugal.

Pourquoi là-bas ? Les enquêteurs reconstituent le parcours : autoroutes françaises évitées, petites routes secondaires, passage en Espagne par des chemins forestiers. Une cavale méthodique. Trop méthodique.

L'arrestation a lieu dans une station-service. L'homme achète des sandwiches et des bouteilles d'eau. Il ne résiste pas. Dans le coffre de sa voiture ? Des vêtements tachés. Une pelle. Et cette odeur...

L'indicible découverte

Les corps sont retrouvés à 40 km de la frontière espagnole. Une ferme abandonnée depuis des années. Les victimes gisaient sous une mince couche de terre, à peine recouvertes.

"On dirait qu'il a voulu qu'on les retrouve", souffle un policier portugais. Le mobile ? Une dispute familiale qui a dégénéré. Des dettes. Une jalousie maladive. Le cocktail classique — et pourtant toujours imprévisible.

Ces enfants qui ont tout vu

5 et 8 ans. L'âge des dessins au crayon de couleur et des goûters d'anniversaire. Pas celui d'assister à l'impensable.

Les psychologues parlent de mutisme traumatique. Les enfants refusent — ou ne peuvent pas — raconter. Leurs peluches, elles, ont été envoyées au labo. Les fibres pourraient parler à leur place.

Le système en question

Trois signalements. Trois. Les services sociaux connaissaient les tensions dans ce foyer. Le suspect avait déjà frappé sa compagne en 2025. Condamné à... 80 heures de travail d'intérêt général.

"On savait. Et on n'a rien fait." Le procureur de Rodez avoue l'échec collectif. Les vigiles se multiplient devant les mairies aveyronnaises. Des fleurs. Des bougies. Et cette question qui revient comme un couperet : combien de fois encore ?

Ce qui reste

Deux cercueils. Deux petits cercueils blancs pour les jouets des enfants, enterrés symboliquement par la famille.

Le suspect, lui, attend son procès à la prison de Toulouse. Ses avocats plaident la "démence passagère". Les experts, eux, parlent d'un calcul froid.

Une certitude : l'Aveyron ne dormira plus jamais tout à fait paisiblement.

Par la rédaction de Le Dossier

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