Cyberharcèlement : Booba renvoyé en correctionnelle face à Magali Berdah

La décision des juges
Mercredi 8 juillet 2026, les juges d’instruction ordonnent le renvoi en correctionnelle d’Élie Yaffa — dit Booba. L’accusation ? Cyberharcèlement aggravé contre Magali Berdah. Franceinfo a révélé l’information, confirmée par plusieurs médias dont midilibre.fr. Le procès est fixé au 25 mars 2027.
L’enquête a duré des mois. Booba est soupçonné d’avoir orchestré une campagne de haine en ligne. Sa cible : Magali Berdah, agente d’influenceurs et fondatrice de Shauna Events. Les faits reprochés incluent la diffusion d’un montage photo le 23 février 2026, selon boursorama.com.
Tout commence ici.
La croisade de Booba contre les « influvoleurs »
Depuis 2022, Booba mène une guerre ouverte contre ce qu’il appelle les « influvoleurs ». Il dénonce sur ses réseaux sociaux — suivis par des millions de personnes — un « système d’escroquerie complexe et organisé », selon la définition reprise par Wikipédia. Les influenceurs, dit-il, utilisent Instagram et Snapchat pour promouvoir des arnaques financières, des placements de produit douteux, voire des systèmes pyramidaux.
Magali Berdah est devenue la figure de proue de ce qu’il combat. Elle dirige Shauna Events, l’une des principales agences d’influenceurs en France. Booba l’a accusée publiquement de « racolage » et de complicité dans ces arnaques. Il a partagé des messages, des vidéos et des photomontages insultants. Ses abonnés ont suivi. Les insultes, menaces et appels au harcèlement se sont multipliés.
Berdah a porté plainte. Dès 2022, elle dénonce une « cyberviolence massive ». Elle produit des captures d’écran, des signalements, des témoignages. La machine judiciaire se met en marche. Une information judiciaire est ouverte pour cyberharcèlement en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion — Berdah est juive.
Un système d’escroquerie, dit Booba
Booba ne nie pas les faits. Il les revendique. Pour lui, c’est un devoir citoyen. « Je dénonce un système », a-t-il déclaré par le passé. Il parle d’un « système alimenté par la passivité des réseaux sociaux » — extrait de la page Wikipédia qui lui est consacrée. Mais la justice n’a pas retenu sa bonne foi. Les juges estiment que ses publications dépassent la simple critique.
Les influenceurs visés par Booba ont aussi porté plainte. Plusieurs procédures sont en cours. Le dossier Berdah est cependant le plus avancé. Le rappeur encourt jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende pour cyberharcèlement aggravé. Le caractère public et répété des messages, la notoriété de l’auteur, la vulnérabilité de la victime — des circonstances aggravantes.
Qui a signé l’ordonnance de renvoi ? Le nom du juge n’a pas filtré. Le parquet n’a pas encore requis de peine. Les avocats de Booba n’ont pas commenté. Ceux de Magali Berdah, eux, saluent une « décision attendue ».
Magali Berdah, de victime à icône
Magali Berdah n’est pas une inconnue. Avant d’être la cible de Booba, elle était déjà une figure controversée dans le milieu des influenceurs. Elle a créé Shauna Events en 2015. L’agence représente des dizaines de créateurs de contenu, certains accusés de pratiques commerciales trompeuses. Plusieurs de ses protégés ont été épinglés par la répression des fraudes.
Depuis l’attaque de Booba, pourtant, elle est devenue un symbole. Symbole du combat contre le cyberharcèlement, mais aussi de la défense des influenceurs. Elle a reçu le soutien de plusieurs personnalités politiques et associations. Une pétition pour « stopper le lynchage numérique » a recueilli des milliers de signatures. De l’autre côté, ses détracteurs estiment qu’elle instrumentalise sa qualité de femme juive pour faire taire les critiques.
Le volet antisémite du dossier n’est pas négligeable. Booba a utilisé des termes qui, selon la partie civile, renvoient à des stéréotypes antisémites. La justice a retenu cette circonstance aggravante. Le procès de mars 2027 devra trancher.
Que va-t-il se passer le 25 mars 2027 ?
Le tribunal correctionnel de Paris examinera l’affaire. Booba devra comparaître. Il risque une peine d’emprisonnement ferme. Mais il peut aussi bénéficier d’une relaxe s’il prouve que ses publications relevaient de la liberté d’expression et de la dénonciation légitime.
Les enjeux sont énormes. Booba incarne une certaine figure du rap français, mais aussi du lanceur d’alerte populaire. Ses fans le défendent bec et ongles. Magali Berdah, elle, veut un procès exemplaire. Elle espère que la décision fera jurisprudence dans la lutte contre le cyberharcèlement.
En coulisses, les avocats préparent leurs dossiers. Des témoins seront cités, des experts en cybercriminalité, des représentants des plateformes. Le débat portera aussi sur la responsabilité des réseaux sociaux. Instagram et Snapchat sont pointés du doigt pour leur inaction face aux vagues de haine.
Où est la limite entre critique légitime et harcèlement ? Comment protéger les victimes sans brider la liberté d’expression ? Ce sont les questions que le tribunal devra trancher.
Un procès inédit
« Ce procès inédit, lié à sa croisade contre les influvoleurs », écrit midilibre.fr. Il marque un tournant dans la régulation des influenceurs en France. Jusqu’ici, les plaintes pour cyberharcèlement visaient rarement des personnalités aussi médiatiques. Booba est l’un des artistes les plus écoutés du pays. Sa condamnation — ou son acquittement — fera date.
Le timing politique est intéressant. En 2026, la France s’apprête à adopter une nouvelle loi sur la régulation des influenceurs. Le procès de Booba nourrira le débat. Certains députés appellent à des peines plus sévères. D’autres mettent en garde contre une censure rampante.
Magali Berdah, elle, continue de recevoir des messages de soutien, mais aussi des menaces. Elle a changé d’adresse, renforcé sa sécurité. Sa vie est bouleversée. Booba, de son côté, continue de poster sur ses réseaux. Il semble imperturbable. Mais la date du 25 mars 2027 approche.
Les détails restent flous sur le nombre exact de publications incriminées. Le montage photo du 23 février 2026 est l’un des éléments clés. Selon boursorama.com, il montre Magali Berdah affublée d’un nez démesuré — une image à connotation antisémite. Booba assure n’avoir fait que partager un mème. La justice n’a pas été convaincue.
Chronologie d’une guerre
Rappel des faits principaux :
- 2021 : Booba commence à épingler les « influvoleurs » sur Twitter et Instagram. Il cible notamment des influenceurs comme Marc Blata, Dylan Thiry.
- 2022 : Il s’en prend directement à Magali Berdah, l’accusant de diriger un réseau d’arnaques. Berdah porte plainte.
- Début 2023 : L’affaire prend une ampleur médiatique. Booba est mis en examen pour cyberharcèlement.
- Février 2026 : Le montage photo controversé est posté.
- 8 juillet 2026 : Ordonnance de renvoi en correctionnelle.
- 25 mars 2027 : Ouverture du procès.
Le chemin est encore long. Appel ? Pourvoi en cassation ? Rien n’est exclu. Pour l’instant, c’est le premier round. Les deux camps se préparent.
Les questions qui restent
Pourquoi Booba a-t-il ciblé Berdah aussi violemment ? Était-ce un combat sincère contre les arnaques, ou un règlement de comptes personnel ? La justice devra examiner les motivations. Le volet antisémite alourdit le dossier. Booba a toujours nié toute intention raciste. « Je combats les escrocs, pas les juifs », a-t-il affirmé.
Mais les juges ont retenu la circonstance aggravante de harcèlement en raison de l’appartenance religieuse. La défense conteste. Le procès promet des débats houleux.
De l’autre côté, Magali Berdah est accusée par les soutiens de Booba d’exagérer les faits pour faire taire son adversaire. Certains estiment qu’elle utilise sa position de victime pour masquer ses propres pratiques douteuses dans le milieu des influenceurs. Elle a été mise en cause dans plusieurs enquêtes pour pratiques commerciales trompeuses, sans qu’aucune condamnation définitive ne soit prononcée.
La liberté d’expression en question
Au-delà du cas individuel, ce procès interroge le droit à la critique sur internet. Un influenceur peut-il être dénoncé sans être harcelé ? La frontière est mince. Booba estime qu’il est un lanceur d’alerte. Ses détracteurs disent qu’il a franchi la ligne.
La jurisprudence française est claire : la liberté d’expression n’est pas absolue. L’injure publique, la diffamation, le harcèlement sont punis. Mais l’application aux réseaux sociaux est récente. Le procès de 2027 sera un test.
Retenez ce détail : l’ordonnance de renvoi a été signée un mercredi de juillet 2026. Silencieusement. Loin des projecteurs. Mais les répercussions se feront sentir bien au-delà du tribunal.
En attendant le jugement
Les avocats de Magali Berdah se félicitent de la décision. « La justice avance », ont-ils déclaré. Ceux de Booba gardent le silence pour l’instant. Le rappeur n’a pas encore communiqué.
Les réseaux sociaux bouillonnent. Les hashtags #FreeBooba et #JusticePourMagali s’affrontent. Les influenceurs prennent position. Le procès est déjà un événement médiatique.
Le Dossier suivra l’affaire de près. Rendez-vous le 25 mars 2027. D’ici là, les pièces du dossier continueront d’être versées au débat public. La décision des juges est attendue avec une attention rare. Elle pourrait redéfinir les règles du jeu numérique en France.
Une question demeure : après le procès, qui sortira gagnant ? Peut-être personne. Mais une certitude : la ligne entre dénonciation et harcèlement ne sera plus jamais la même.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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