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Bernaudeau : dopage, sponsoring, le Tour de France en équilibre

Par la rédaction de Le Dossier · 2025-07-05
Illustration: Bernaudeau : dopage, sponsoring, le Tour de France en équilibre
© YouTube

Jean-René Bernaudeau a passé près d'une heure devant la caméra de En Toute Confidence, sur France 3 Pays de la Loire. Il raconte un demi-siècle de carrière : dopage, difficultés de sponsoring, mercato. Un témoignage unique — pour l'instant non corroboré par d'autres sources — qui met à nu les tensions persistantes entre éthique sportive et impératifs économiques dans le cyclisme professionnel français.

Un demi-siècle dans le peloton

Selon l’interview, Jean-René Bernaudeau a demandé un vélo de course à son père à quinze ans. Il a choisi le vélo et rentrait chaque midi à pied, deux fois par jour, de la Châtaigneraie à Saint-Maurice-le-Girard.

Il dit avoir été animé par « l’envie de réussir ».

En 1976, il participe aux Jeux Olympiques de Montréal. Il n’avait pas de passeport. Un sélectionneur, Richard Marilier, lui a dit : « Môme, ta gueule me plaît. Je t’emmène à Montréal. » Le préfet a été prévenu. Le passeport livré le lendemain.

Deux ans plus tard, il passe professionnel sous Cyrille Guimard. Lieutenant de Bernard Hinault. Maillot blanc de meilleur jeune sur le Tour de France. Maillot jaune, un jour. Il raconte une étape du Giro, le Stelvio : il a tenu tête à Hinault. « Ce jour-là, j’étais transcendé parce que j’avais perdu mon petit frère. »

Sa carrière de coureur s’arrête. Celle de manager commence.

En 1991, il crée le centre de formation Vendée U. Selon la source, son équipe a remporté onze étapes du Tour de France sous différentes marques (Bonjour, La Boulangère, Bouygues Telecom, Europcar).

Il confie avoir failli tout arrêter en 1999 en raison du dopage ambiant et de l'affaire Festina.

Le dopage, un mal nécessaire ?

Selon la source, Bernaudeau considère l’affaire Festina en 1998 comme « bénéfique » pour assainir le cyclisme.

Il dénonce une injustice : le taux d’hématocrite à 51 %, utilisé comme seuil de dopage, a écarté des coureurs honnêtes. Il cite le cas de Sabatier, un jeune champion de France junior, dont le taux naturel dépassait 51 %. « Beaucoup de salauds et quelques coureurs honnêtes qui sont sortis du circuit », selon lui.

Il se souvient avoir baissé les bras en 1999. Puis un sponsor a frappé à sa porte. Selon l’interview, le sponsor — Bonjour — avait consulté la Fédération française de cyclisme. On leur avait dit : « Allez en Vendée, il y a un type particulier. »

La course aux sponsors : une « épreuve de santé »

Selon la source, Bernaudeau dit avoir enchaîné les sponsors : Bonjour, puis La Boulangère, puis Bouygues Telecom, puis Europcar, puis Direct Énergie, puis TotalEnergies. Il affirme que cela lui a coûté de la santé.

Il raconte que Martin Bouygues l’a reçu sur recommandation et a accepté de sponsoriser l’équipe. Puis l’État a attribué une quatrième licence à Free, le marché des télécoms a basculé, et Bouygues a dû se retirer.

Chez Europcar, le patron Philippe Guillemot, qui avait une maison en Vendée, a cru au projet. Mais il est parti un an après. Le numéro deux, un Allemand qui n’aimait pas le vélo, a pris la tête. Bernaudeau a mis un an à le séduire. Puis il a été licencié à son tour.

Selon la source, il affirme que l’équipe TotalEnergies n’est pas encore sauvée pour la saison prochaine. Il mise sur son successeur désigné, Stéphane Heulot, pour trouver des solutions.

Le mercato, un « marché aux bestiaux »

Selon la source, Bernaudeau annonce qu'aucun coureur ayant signé ailleurs avant le 1er août ne fera le Tour de France 2026 avec son équipe.

Il critique les agents qui contournent cette règle. « C’est un marché aux bestiaux », dit-il. Il déplore le manque d’éducation et d’éthique des jeunes coureurs. Il veut imposer des clauses de fidélité à ceux qu’il forme.

Son projet pour l’avenir ? Élargir la pyramide de formation. Il ne donne pas de détails.

Il a choisi Stéphane Heulot pour lui succéder. Selon la source, Bernaudeau dit de lui : « Il n’est pas achetable. Il a quitté son poste alors qu’il avait remis l’équipe Loto en World Tour. C’est un type construit. »

Tony Gallopin rejoint l’équipe comme « développeur de conseils pour l’excellence », selon la source.

Le Tour de France, « aspirateur à rêves »

Selon la source, Bernaudeau affirme : « Sans le Tour, il n’y a plus de cyclisme. »

Il prévoit de quitter le Tour deux jours avant la fin pour la première fois.

Il fêtera son anniversaire le 8 juillet sur le Tour de France.

Ce que ça dit de la France

Le témoignage de Jean-René Bernaudeau — pour l’instant connu uniquement par cette interview — met en lumière une réalité du sport français.

Selon la source, le cyclisme professionnel dépend du Tour de France. Bernaudeau raconte les rencontres avec des grands patrons, la santé sacrifiée.

Il parle d’éthique, de formation, de fidélité. Il dit aimer ses coureurs, les trouver admirables. Il regrette que les « étapes de transition » aient disparu du vocabulaire.

Son départ programmé — il quittera le Tour deux jours avant la fin — symbolise un passage de témoin.

En l’état, les informations rapportées dans cette interview n’ont été corroborées par aucune autre source. Le Dossier les présente comme le témoignage d’un acteur majeur du cyclisme français, sans préjuger de leur exactitude ni de leur exhaustivité.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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