Bank of America paie 70 millions pour Epstein : la banque veut 'tourner la page'

70 millions. Une somme vertigineuse, mais qui ressemble à un ticket de sortie. Bank of America vient d'accepter de régler ce montant pour clore une procédure civile liée à Jeffrey Epstein. La banque clame son innocence. Mais derrière les déclarations officielles, les questions s'accumulent.
L'accord attend maintenant le feu vert d'un juge new-yorkais. Simple formalité ? Les victimes, elles, ne voient pas les choses ainsi.
Un chèque, pas des réponses
"Tourner la page" : l'expression revient comme un mantra dans la bouche des porte-parole de Bank of America. Pourtant, le dossier Epstein résiste à l'oubli.
70 millions, c'est plus qu'un symbole. C'est le deuxième plus gros règlement jamais versé par une banque dans une affaire de complicité présumée. Mais l'argent peut-il vraiment laver les comptes troubles d'Epstein ?
— "Ils veulent acheter le silence", murmure une source proche du dossier.
Les comptes qui dérangent
Bank of America hébergeait Epstein. Comme tant d'autres. Sauf qu'ici, les virements ont pris une odeur particulière : entre 2013 et 2019, des millions de dollars ont transité par ses comptes. Financement de crimes sexuels ? La banque hausse les épaules. "Procédures normales", assure-t-elle.
Les documents judiciaires racontent une autre histoire. Des alertes non traitées. Des transactions suspectes ignorées. Bank of America aurait-elle dû savoir ? La question brûle encore.
"Ils savaient"
Les victimes ne décolèrent pas. Leur colère ne s'achète pas.
"Bank of America a servi de complice", accuse l'une d'elles sous couvert d'anonymat. "Chaque virement facilitait les crimes. Chaque transfert prolongeait nos souffrances."
La banque campe sur ses positions : erreur de procédure, pas complicité. Pourtant, le timing interroge. En 2019, quelques mois avant l'arrestation d'Epstein, Bank of America ferme brutalement ses comptes. Coïncidence ?
L'argent ou la morale
Ce n'est pas la première fois que Bank of America paie pour faire oublier. En 2025, 14 milliards de dollars envolés pour solder l'affaire Countrywide. Mais cette fois, le scandale a un visage.
70 millions, c'est 0,003% du chiffre d'affaires annuel de la banque. Une poussière. Pour les victimes, c'est une insulte.
Le juge décidera
Tout repose maintenant sur l'homologation new-yorkaise. Le juge devra trancher : simple formalité financière ou véritable reconnaissance de responsabilité ?
Les avocats des victimes espèrent un examen rigoureux. "Cet accord ne doit pas devenir un permis de recommencer", insiste l'un d'eux.
Épilogue ou nouveau chapitre ?
Bank of America veut croire à la fin de l'histoire. Les chèques sont signés, les communiqués rédigés.
Mais l'ombre d'Epstein est tenace. Les comptes bancaires ne s'effacent pas d'un clic. Les victimes, encore moins.
— "Ils pensent qu'avec de l'argent, tout s'oublie", soupire une plaignante. La balle est désormais dans le camp de la justice.
Sources :
- Le Figaro
- AFP
- fr.wikipedia.org
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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