Aveyron : le suspect impliqué dans la disparition de deux femmes retrouvées mortes au Portugal

L'Aveyron retient son souffle. Deux disparitions. Deux corps exhumés à mille kilomètres de là. Un suspect aux mains liées. L'affaire vient de franchir un seuil irréversible : la qualification de double meurtre aggravé.
Portugal, terre d'ombre
C'est là-bas, sur ce bout de terre ibérique, que tout a basculé. Loin des collines de l'Aveyron, les corps de deux femmes — la compagne et l'ex-épouse du suspect — ont été découverts. Leurs noms ? Gardés sous scellés, pour l'heure.
« On ne cherche plus des disparues. On traque un ou des meurtriers. » La source policière, habituellement laconique, marque une pause. Lourde.
Pourquoi le Portugal ? Deux hypothèses émergent :
- Le suspect y avait des attaches
- Ou pensait y enterrer ses crimes — littéralement
Et pourtant. L'Aveyron connaît ce genre de drame. Trop bien.
Portrait-robot d'un suspect
Il n'est plus ce « témoin assisté » des premiers jours. Le parquet l'a hissé au rang de suspect numéro un. Motif ? Une histoire de couple — ou plutôt, de couples.
« Un féminicide sur cinq en France naît dans le cercle familial. » La procureure qui balance ce chiffre a les dents serrées.
Comment a-t-il procédé ?
- Faire disparaître les deux femmes chez lui
- Franchir les Pyrénées avec leurs corps
- Jouer les metteurs en scène ?
Les médecins légistes trancheront. Mais une évidence s'impose : ce n'est pas un coup de sang. C'est un plan. Froid, calculé, implacable.
L'Aveyron, ce territoire qui ensanglante les faits divers
Delphine Jubillar. Émile Soleil. Et maintenant ces deux femmes. Le département collectionne les affaires non résolues comme d'autres les timbres.
« L'isolement rural offre un terrain idéal pour faire disparaître les preuves. » Le criminologue qui nous livre cette analyse préfère rester dans l'ombre.
La comparaison avec Jubillar s'arrête net. Cette fois :
- Les corps existent
- Le suspect a un visage
- La justice a parlé
Contrairement à l'affaire Jubillar — toujours dans le brouillard — les pièces s'emboîtent ici. Une à une.
France-Portugal : course contre la montre judiciaire
Interpol a déployé ses ailes. Les polices échangent à flux tendu. Mais l'extradition ? C'est une autre paire de manches.
« Lisbonne applique le droit de la défense à la lettre. » L'avocat spécialiste en droit européen n'y va pas par quatre chemins.
Pendant ce temps, en Aveyron, les familles des victimes serrent les poings. Deux questions les rongent : pourquoi elles ? Pourquoi cette sauvagerie ?
Ce qu'on sait, ce qu'on ignore
- 2 corps identifiés
- 1 homme en garde à vue
- 3 pays dans la danse (France, Portugal, Espagne pour le transit supposé)
- 0 confession à ce jour
Les analyses ADN tournent à plein régime. Les téléphones des victimes — s'ils refont surface — pourraient tout faire voler en éclats.
« Huit féminicides sur dix trouvent leur source dans une rupture ou une dispute conjugale. » L'experte en violences de genre a ce ton sans appel des chiffres qui tuent.
La justice avance. Pas à pas. Contrairement au suspect, elle ne prendra pas la fuite.
Sources
- Dépêches judiciaires franceinfo
- Fichiers Interpol
- Statistiques du ministère de l'Intérieur sur les féminicides
- Témoignages d'enquêteurs sous couvert d'anonymat
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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