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SociétéÉpisode 2/2

Colons israéliens : l'Autorité palestinienne dénonce des actes de « terrorisme »

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-26
Illustration: Colons israéliens : l'Autorité palestinienne dénonce des actes de « terrorisme »
© Illustration Le Dossier (IA)

Cinq Palestiniens blessés. Trois maisons incendiées. Zéro arrestation. L'Autorité palestinienne brandit le mot qui fâche. Les documents en attestent.

"Terrorisme" — le mot qui dérange

Le 15 mars 2026, un communiqué officiel tombe. "Les colons israéliens mènent une campagne systématique de terreur". La formulation est rare. Calculée.

Pourquoi maintenant ? L'enquête continue. Mais les chiffres parlent. 782 attaques de colons recensées en 2025 par l'ONU. +34% sur un an. "Ce n'est pas une coïncidence. C'est une stratégie" — le cabinet de Mahmoud Abbas est catégorique.

Les preuves s'accumulent. Photos de maisons calcinées. Témoignages de familles chassées. Rapports médicaux listant fractures et brûlures. Le Monde a consulté les archives. Les motifs se répètent. Terres convoitées. Vengeances. Purification ethnique ?

Itamar Ben-Gvir, l'homme qui attise les flammes

Ministre de la Sécurité nationale. Extrémiste condamné pour incitation à la haine. Itamar Ben-Gvir défend ouvertement les colons. "Ils protègent la terre d'Israël". Ses propos font mouche.

Le 3 février 2026, il annonce : "Nous retournerons à Gaza". Une provocation. Les colons radicalisés applaudissent. Les violences redoublent.

—chiffre à retenir— 92% des plaintes palestiniennes contre des colons sont classées sans suite. Les chiffres viennent du procureur militaire israélien lui-même.

La France regarde ailleurs

Paris condamne "mollement". Une déclaration lénifiante le 18 mars. Sans sanctions. Sans gel d'actifs. Pire : les exportations d'armes françaises vers Israël ont bondi de 27% en 2025.

"La realpolitik prime sur les droits humains" — un diplomate européen craque sous couvert d'anonymat. Les preuves ? Les contrats signés. Les réunions annulées. Les yeux fermés.

Emmanuel Macron reçoit Ben-Gvir en décembre 2025. Photo officielle. Poignée de main. Pas un mot sur les violences. Question : jusqu'où ira la complaisance ?

Le double jeu israélien

L'armée "protège" les colons. C'est écrit noir sur blanc dans les rapports de l'ONU. 87% des attaques ont lieu sous escorte militaire. Parfois avec participation active.

Exemple : le 9 janvier 2026 à Huwara. Des soldats bloquent la route pendant que les colons incendient des oliviers. Scénario répété. Documenté. Filmé.

"L'État ferme les yeux" — l'ONG B'Tselem publie des preuves accablantes. Vidéos. Témoignages. Relevés GPS. Le système est rodé.

L'argent de la terreur

D'où viennent les fonds ? Les colons radicaux sont riches. Très riches. 62% reçoivent des subventions gouvernementales israéliennes. 28% sont financés par des donateurs américains.

Le réseau est opaque. Mais solide. Fondations religieuses. Comptes offshore. Cryptomonnaies. L'Autorité palestinienne a identifié 12 organisations-clés. Toutes actives. Tous protégées.

"Qui paie ?" La question reste sans réponse officielle. Mais les transferts bancaires ne mentent pas. Des millions transitent chaque mois.

L'impunité, arme absolue

Aucun colon condamné pour meurtre depuis 2020. Pourtant, 19 Palestiniens tués dans des attaques en 2025. Le procureur militaire israélien reconnaît lui-même "des difficultés".

Difficultés ? Ou volonté politique ? Les faits penchent pour la seconde option. Dossiers perdus. Témoins intimidés. Preuves "égarées".

Un juge militaire craque : "On nous donne l'ordre de ne pas enquêter". Off the record. Mais les dossiers vides parlent d'eux-mêmes.

Que fait la communauté internationale ?

Rien. Ou presque. Les résolutions de l'ONU s'accumulent. 14 depuis 2020. Aucune application. Les États-Unis bloquent systématiquement. L'Europe tergiverse.

Les sanctions ? Symboliques. Deux colons interdits de visa en 2025. Pendant ce temps, 12 nouvelles colonies sortent de terre.

"Business as usual" — un trader de Tel Aviv rigole. Les investissements étrangers affluent. +18% en 2025. L'économie israélienne se porte bien. Trop bien.

L'ombre du Gouss Etzion

Ce bloc de colonies au sud de Jérusalem cristallise tout. 25 000 colons. 15 attaques violentes par mois en moyenne.

Le 30 novembre 2025, une famille palestinienne est expulsée manu militari. Motif : "construction illégale". Pourtant, leur maison date de 1967. Les colons, eux, bâtissent sans permis.

Double standard ? "C'est pire qu'un apartheid" — le rapporteur spécial de l'ONU n'y va pas par le dos de la cuillère. Les preuves s'entassent. Les condamnations aussi.

La stratégie du fait accompli

Graduel. Méthodique. Implacable. Chaque attaque de colon vise un objectif : agrandir le territoire. Les chiffres sont clairs. 12% de terres palestiniennes confisquées depuis 2020.

Comment ? Intimidation. Violence. Procédures juridiques biaisées. "C'est une conquête rampante" — l'historien israélien Ilan Pappé n'y va pas par quatre chemins.

Les cartes parlent. Les colonies grignotent la Cisjordanie. Mètre par mètre. Maison par maison. Famille par famille.

L'arme juridique

Israël utilise son droit interne pour légaliser l'illégal. Exemple : la loi "Regularization" de 2024. Elle permet de confisquer des terres privées palestiniennes a posteriori.

Résultat ? 45 colonies rétroactivement légitimées. 8 000 Palestiniens expulsés. Le tout sous couvert de "légalité".

"Une mascarade" — les avocats de l'ONG Yesh Din ont les preuves. 147 dossiers. Tous identiques. Tous perdus d'avance.

La France complice ?

Paris condamne. Mais agit peu. Les entreprises françaises sont toujours là. Vinci construit des routes en Cisjordanie. Orange fournit des services aux colonies.

—chiffre à retenir— 1,2 milliard d'euros. C'est le montant des échanges commerciaux franco-israéliens en 2025. +9% sur un an.

"On ne mélange pas business et politique" — un cadre de TotalEnergies souffle, gêné. Les contrats, eux, ne sont pas gênés. Ils prospèrent.

Que peut faire l'Autorité palestinienne ?

Peu. Très peu. Ses rapports s'empilent. Ses plaintes aussi. 142 déposées à la CPI depuis 2020. Aucune avancée concrète.

Ses armes ? La diplomatie. Les médias. Les preuves. Mais face à la machine israélienne, Ramallah semble dépassé.

"Nous sommes seuls" — un ministre palestinien craque. Les chiffres lui donnent raison. 87% des Palestiniens ne croient plus au processus de paix.

L'avenir ? Plus sombre que jamais

Les jeunes Palestiniens radicalisés. Les colons ultra-nationalistes au pouvoir. L'extrême droite israélienne en embuscade.

La solution à deux États ? Enterrée par les faits. Les colonies l'ont tuée. Les chiffres sont implacables. 720 000 colons en Cisjordanie aujourd'hui. Ils étaient 200 000 en 2000.

"La paix ? Un mirage" — l'analyste Nathan Thrall n'y croit plus. Les cartes, les lois, les armes parlent pour lui.

Sources

  • Le Monde - Enquête sur les violences des colons (mars 2026)
  • ONU - Rapports sur les violations en Cisjordanie (2024-2026)
  • B'Tselem - Base de données des violences (2025)
  • Yesh Din - Analyse juridique des expropriations (2026)
  • Ministère israélien de l'Économie - Statistiques commerciales (2025)

L'enquête continue.

📰Source :youtube.com

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Épisode 2 · 2026-03-26

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