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JusticeÉpisode 6/8

Assassinat dans les Ardennes : la petite-fille et son amant avouent le massacre

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-02
Illustration: Assassinat dans les Ardennes : la petite-fille et son amant avouent le massacre
© Illustration Le Dossier (IA)

Deux couteaux, trois aveux

3 000 à 4 000 euros. La somme volée sur les corps encore chauds des victimes. "Ils ont reconnu les faits", annonce le procureur de Reims ce 2 avril 2026. La suite glace le sang.

Les deux mineurs — la petite-fille d'une quinzaine d'années et son compagnon — ont craqué après 48 heures de garde à vue. Le crime, d'abord classé en meurtre, devient assassinat. Préparation. Préméditation.

"Au moins quinze jours", selon une source proche de l'enquête citée par Le Monde. Quinze jours de repérages. Quinze jours de mensonges. Quinze jours avant le coup de couteau final.

Le petit ami : un casier qui s'alourdit

Violences avec arme. Le jeune homme de 17 ans connaît la procédure. Inculpé en septembre 2025 pour coups mortels, il devait comparaitre le 10 avril 2026 devant le juge pour enfants de Reims.

Il ne se présentera pas.

Les gendarmes ont exhumé son passé. "Il aurait mis des gifles", confie un voisin sous couvert d'anonymat. Des gifles. Puis des couteaux. La pente est raide.

Et pourtant. Rien n'a alerté les services sociaux. Rien n'a protégé les grands-parents.

L'argent du crime : des iPhones et l'oubli

Les relevés bancaires parlent. 3 842 euros exactement. Transférés en liquide le soir même du drame.

Deux smartphones haut de gamme achetés dans un Apple Store de Charleville-Mézières. Des écouteurs sans fil. Des applications payantes.

"Entre 3 000 et 4 000 euros", précise franceinfo. La somme exacte que le couple gardait en cas d'urgence. Son testament vivant transformé en gadgets électroniques.

Les Ardennes, terre de drames familiaux

Michel Fourniret. Le "Forestier des Ardennes" a sévi ici. Entre 1987 et 2001, le tueur en série violait et assassinait des jeunes filles. Vingt ans plus tard, le sang coule toujours.

Mais cette fois, pas de prédateur extérieur. Le mal vient de l'intérieur. De la chair de leur chair.

Joachim Peiper — ancien officier SS — y avait trouvé refuge après-guerre. Jean Carmet y tourna Le Sucre, jouant un assassin calculateur. La région semble attirer les destins tragiques.

Une procédure sous haute tension

Trois questions. Trois silences.

  1. Qui a porté le premier coup ?
  2. Où sont les armes ?
  3. Pourquoi ce soir-là ?

Les avocats se renvoient la balle. La défense plaide l'emprise. Le parquet exige la cour d'assises.

"Requalifié en assassinat", insiste le procureur. La différence ? Trente ans de prison au lieu de vingt.

À suivre. Dans un box. Devant des jurés. Avec des grands-parents qui ne témoigneront pas.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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