Les anciens maires de l'Essonne font leur grand retour

Le come-back des anciens
Yerres. Les Molières. Châlo-Saint-Mars. Breuillet. Quatre communes, quatre retours fracassants. Mars 2026 sonne comme une revanche pour ces anciens maires qui avaient quitté — ou perdu — leur siège.
Dupont-Aignan ? 56 %. Lubraneski ? 62 %. Boutin ? 58 %. Sproutti ? 61 %. Tous élus dès le premier tour. Voilà.
Et pourtant, rien ne les prédisposait à ce triomphe. Après des années loin du pouvoir local, parfois dans l'ombre, parfois dans l'amertume. Alors, retour de flamme ou simple nostalgie électorale ?
Nicolas Dupont-Aignan : la revanche d'un poids lourd
"Je m'éclate". La phrase du nouveau — et ancien — maire de Yerres résume tout. Après trente ans de règne (1995-2022) puis une cuisante défaite, le leader de DLF reprend son fauteuil avec 56 % des voix.
Son secret ? Une base électorale fidèle, malgré les polémiques — finances opaques, grands travaux contestés. "Les gens ont voté. Ils m'ont choisi. Ce n'est pas un hasard", assène-t-il.
Mais derrière les sourires, les doutes persistent. Certains Yerrois n'ont pas oublié.
Yvan Lubraneski : le retour du fils prodigue
Les Molières, 2023. Lubraneski claque la porte, évoquant des "raisons personnelles". Trois ans plus tard, le voilà réélu avec 62 %. Un score qui efface les questions.
"Je suis heureux de servir ma commune", lance-t-il, modeste. Mêmes projets qu'avant : écoles, parc public. Comme si rien ne s'était passé.
Sauf que pour certains habitants, justement, trop c'est trop. "Partir sans expliquer, revenir comme un roi... Ça ne passe pas", grince un riverain.
Christine Boutin : l'ultime mandat ?
81 ans. 58 % des voix. Christine Boutin réalise son rêve : reconquérir Châlo-Saint-Mars, dix-neuf ans après l'avoir quittée.
"Je suis revenue pour les habitants", insiste l'ex-ministre. Objectif : redonner vie à ce village de 1 000 âmes. Mais son âge inquiète. "Elle tient le coup ?", murmurent les sceptiques.
Ses proches balaient : "Elle a l'énergie de trois jeunes". Reste à voir si ça suffira pour cinq ans de mandat.
Bernard Sproutti : l'art de la discrétion
Breuillet. 2022 : battu. 2026 : vainqueur (61 %). Sproutti incarne le come-back silencieux.
"Je suis là pour travailler", dit-il sobrement. Programme classique : économie locale, services publics. Trop classique ? "On verra s'il tient ses promises cette fois", soupèse un électeur.
Pourquoi ce retour en grâce ?
Notoriété. Stabilité. Proximité. Trois atouts qui expliquent ces victoires.
Mais attention : les défis sont là. Finances en berne, attentes croissantes, regards braqués. Ces anciens maires devront prouver qu'ils ne sont pas des revenants, mais des bâtisseurs.
Conclusion : le passé a-t-il un avenir ?
Quatre villes. Quatre retours. Quatre défis.
Dupont-Aignan, Lubraneski, Boutin et Sproutti ont gagné la bataille des urnes. Reste la guerre du quotidien : gouverner, concrètement. Car être maire, ce n'est pas une victoire. C'est un travail.
Sources
- Le Parisien
- Résultats des élections municipales de 2026
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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