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Algérie : les mensonges d'État et l'héritage volé de la colonisation française

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-25
Illustration: Algérie : les mensonges d'État et l'héritage volé de la colonisation française
© YouTube

20% du budget national. Voilà ce que la France injectait chaque année en Algérie à la veille de l'indépendance. Une somme colossale dont Alger réclame aujourd'hui réparation — tout en niant son existence. Mais commençons par le commencement.

Le mensonge originel

  1. Une date, un virement. Des milliards de francs-or. Et une question : qui connaît vraiment l'histoire de l'Algérie française ?

"La première victime de la colonisation, c'est la vérité." Boualem Sansal, écrivain franco-algérien fraîchement élu à l'Académie française, ne mâche pas ses mots. Son témoignage exclusif dans le hors-série de Valeurs Actuelles pulvérise les récits officiels.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes :

  • 150 hôpitaux construits
  • 80 km de routes asphaltées
  • 90% d'enfants musulmans dans les écoles publiques en 1962
  • Éradication du choléra et de la variole

"En 1954, 73% des terres cultivées appartenaient à des musulmans", précise Arnaud Folin, rédacteur en chef adjoint de Valeurs Actuelles. Les relevés cadastraux ne mentent pas. Les discours politiques, si.

L'œuvre française : un bilan censuré

"Crime contre l'humanité." La formule lancée par Emmanuel Macron en 2007 à Alger a fait long feu. Elle repose sur un mensonge. Les archives du Centre de documentation des Français d'Algérie à Perpignan en apportent la preuve.

La population algérienne a été multipliée par six sous administration française. La mortalité infantile chute de 30% à 13%. 23 ports modernes sortent de terre. "Nous avons retrouvé le journal du docteur René Antoine, 100 000 km parcourus dans le désert pour soigner les yeux des autochtones", révèle Folin.

Pourquoi ces faits restent-ils ignorés ? La réponse tient en trois lettres : FLN. Le Front de Libération Nationale a bâti son pouvoir sur une falsification systématique. "Le peuple algérien vit dans le mensonge depuis 1962", accuse Sansal.

Les colons qu'on a diabolisés

Ils s'appelaient Giuseppe, Juan ou Mohamed. 67% des "pieds-noirs" n'étaient pas français d'origine. Le mythe du riche colon exploitant les fellahs ne résiste pas aux registres d'immigration.

"Les premiers arrivants mouraient comme des mouches", explique Folin. Dans la plaine de la Mitidja, le taux de mortalité atteignait 90% les cinq premières années. Un quart des colons périrent avant 1860 — maladies, attaques, épuisement.

Suzie Simon-Niquez, présidente du Cercle Algérianiste, pleure encore son amie Fatima. "Nous avons été séparés par les mensonges de l'histoire". Ses larmes disent plus que tous les discours.

Le pacte secret France-Algérie

  1. Un accord tacite se noue entre Paris et Alger. La France accepte de jouer les repentantes. L'Algérie exagère les "crimes coloniaux". Les deux y trouvent leur compte.

Macron a signé en 2007 l'ultime chapitre de cette trahison. Sa déclaration sur le "crime contre l'humanité" va coûter cher à l'État. Simon-Niquez a déposé plainte. "Nous la réactiverons dès qu'il quittera l'Élysée", promet-elle.

Pendant ce temps, Alger empoche 4 milliards d'euros annuels d'aide française. Tout en exigeant des réparations pour... l'œuvre française dont elle profite encore.

Les harkis : l'autre massacre

100 000 morts. C'est le bilan officiel des massacres de harkis après 1962. Des hommes égorgés, des femmes violées, des enfants brûlés vifs. La France regardait ailleurs.

"Nos soldats musulmans n'ont même pas le droit de retourner sur leur terre", s'indigne Folin. Leurs descendants vivent aujourd'hui dans des cités-ghettos. Paris continue de fermer les yeux.

Pendant ce temps, le FLN réécrit l'histoire. Ses manuels scolaires occultent les 150 hôpitaux français. Les 90% d'enfants musulmans scolarisés. Les terres majoritairement aux mains des autochtones.

La mémoire contre les mensonges

"Nous nous battons pour la vérité car l'histoire falsifiée est devenue l'histoire officielle." Le cri de Simon-Niquez résonne dans les 100 000 documents du Centre de Perpignan.

Une universitaire chinoise y consacre sa thèse. Ironie cruelle : c'est en Chine qu'on étudie le plus sérieusement l'héritage des pieds-noirs. La France, elle, préfère les clichés.

Boualem Sansal voit plus loin : "La chute du régime FLN sera notre révolution à tous". En attendant, les archives continuent de parler. Contre les mensonges d'État, il reste les preuves.

Les chiffres ne mentent pas. Les politiques, si.

Sources

  • Archives du Centre de documentation des Français d'Algérie (Perpignan)
  • Hors-série Valeurs Actuelles "Quand l'Algérie était française" (avril 2023)
  • Témoignages du Cercle Algérianiste
  • Statistiques officielles du gouvernement colonial (1954)
  • Procès-verbal de plainte de Suzie Simon-Niquez contre Emmanuel Macron (2007)

Par la rédaction de Le Dossier

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