Thouars : Cinq jeunes interpellés après l'enlèvement violent d'une jeune femme
- "Le Figaro"
- "AFP" slug: "Violences-enlevement-thouars-garde-a-vue" video_source: "https://youtube.com/watch?v=rss-9a87f021" ---# Thouars : la nuit où tout a basculé
19 ans. Une heure de liberté volée. Cinq interpellations. L'histoire aurait pu finir bien plus mal.
Scènes de crime sous la lune de Thouars
La ville dormait. Pas eux. Ce mercredi 23 mars 2026, vers 3h du matin, des cris ont déchiré le silence du quartier des Mortiers. La victime — une lycéenne dont nous tairons le nom — traînait encore les stigmates de sa précédente relation avec l'un des suspects.
Les faits sont glaçants :
- Séquestration dans un garage insalubre
- Violences répétées avec arme blanche
- Téléphone portable détruit pour empêcher les appels à l'aide
"On a retrouvé des traces de lutte près du supermarché Casino", murmure un gendarme en relevant des indices. Les pompiers ont dû forcer la porte du local où gémissait la jeune femme.
Portrait-robot des accusés
Le groupe se disait soudé. Jusqu'à ce soir-là.
- Kévin, 20 ans, l'ex petit ami — le meneur présumé
- Enzo, 17 ans, son cousin — déjà connu des services sociaux
- Trois autres complices mineurs dont les avocats plaident "l'influence du groupe"
Leur point commun ? Tous fréquentaient le même lycée professionnel que la victime avant son changement d'établissement. "Ils traînaient souvent devant le tabac de la place Lavault", se souvient une commerçante.
Le calvaire de la victime
19 ans. L'âge des premiers choix, pas des derniers recours. Transportée d'urgence au CHU de Poitiers, la jeune femme présente :
- Fractures aux côtes
- Brûlures de cigarettes sur les avant-bras
- État de choc psychologique
Son père, joint par téléphone, refuse tout commentaire. Seul indice : un post Facebook datant de janvier montrant sa fille souriante devant le château de Thouars, avec cette légende : "Enfin libre".
L'engrenage judiciaire
Trois juges se relaient au tribunal de Niort. Particularité du dossier :
- Deux procédures distinctes pour mineurs et majeurs
- Des expertises psychiatriques ordonnées pour tous les accusés
- Le parquet requiert le placement en détention provisoire
"Ce n'est pas un fait divers, c'est un drame social", insiste Me Dubois, l'avocate de la victime. Elle évoque des messages menaçants remontant à décembre 2025.
Thouars sous tension
La ville respire mal. Devant le lycée Jean-Moulin, des fleurs s'accumulent près d'un arbre où la victime avait l'habitude de déjeuner. Le principal a convoqué une cellule psychologique.
"C'est notre petite ville qui saigne", lâche le maire (sans étiquette) en sortant de la gendarmerie. Les riverains évitent désormais le parc de la mairie, théâtre supposé des premières violences.
Ce qu'il reste à découvrir
L'enquête bute sur trois points :
- Le mobile exact — vengeance amoureuse ou autre chose ?
- Le rôle précis de chaque protagoniste
- L'existence d'éventuels complices
Les gendarmes ont perquisitionné cinq domiciles hier soir. Dans le garage où tout aurait commencé, les techniciens relèvent des traces de sang et des empreintes digitales.
L'affaire continue de faire trembler cette paisible sous-préfecture. Prochaine étape : l'audition des témoins clés prévue vendredi.
Par la rédaction de Le Dossier


